Automne au Luxembourg

J’ai fait un voyage au Luxembourg pendant les vacances de la Toussaint avec mon amie de Sciences Po. Après être arrivées à Luxembourg-ville en train, nous somme directement allées au Château de Vianden, et ensuite, au Château de Clervaux situé dans le nord du pays. Au deuxième jour, nous avons visité les attractions touristiques à l’intérieur de la ville. Nous avons passé beaucoup de temps pour faire le tour du Bock, la fortification de Luxembourg, à la Ville-Haute. En fait, la vue de Luxembourg-ville est incroyable!

Écrit par Heropeia Hu

Voyage à Strasbourg

Je suis allé à Strasbourg (et à un village près de Strasbourg, St. Louis) avec ma mère, qui est née dans cette région de la France. Nous avons rendu visite à son ancienne baby-sitter Françoise et sa famille, avec qui ma mère et ma grand-mère ont gardé contact depuis longtemps. Le premier jour, avec la fille de Françoise et son mari, nous avons vu l’immense et magnifique cathédrale de Strasbourg, et puis nous avons déjeuné dans le quartier de la Petite France. En arrivant chez Françoise, nous avons été bien accueillis par toute la famille, et nous avons mangé beaucoup de plats typiques de Strasbourg, y compris la tarte à l’oignon, les châtaignes grillées et la tarte aux mirabelles. Nous avons aussi bu du vin blanc alsacien qui est parmi les meilleurs vins que j’ai bus.

Le deuxième jour, nous avons mangé une raclette avec toute la famille et puis nous sommes revenus à Strasbourg pour voir la ville depuis un bateau-mouche. Tous ensemble, j’ai passé un bon moment avec ma mère et les amis de ma famille ; j’ai aimé rencontrer ses amis et la belle ville de Strasbourg. Et j’ai bien utilisé mon français, car ma mère ne parle aucun mot français et Françoise ne parle aucun mot anglais.

Écrit par Joey LaCascia

Une soirée à l’Opéra Garnier

Quand on entre au Palais Garnier, tout à coup, on est d’humeur à faire un spectacle. Le Palais Garnier, source d’inspiration du Fantôme de l’Opéra, est l’un des monuments emblématiques de Paris. Étant à l’intérieur, on peut comprendre pourquoi. La chorégraphie contemporaine de cet hommage à Jérôme Robbins contrastait nettement avec les vieux plafonds ornés, les lustres et les loges privées à rideaux de velours du théâtre de 1861.

Les mouvements dans cet hommage ressemblent beaucoup à l’œuvre probablement la plus connue de Robbins, la chorégraphie de West Side Story. Sa chorégraphie est axée sur le mouvement et le pivotement des hanches, les longues lignes épurées des jambes et les changements de direction rapides et intentionnels. L’utilisation des hanches, des poignets et des articulations en général donne aux pièces une attitude, signature à Robbins et à son style de danse classique influencé par le jazz.

Quatre œuvres – « Fancy Free » , « A Suite of Dances » , « Afternoon of a Faun » , and « Glass Pieces » – ont été présentées. Toutes les 4 sont remarquables à leur manière, mais chaque œuvre apporte quelque chose de different. « Fancy Free » a apporté un élément d’humour avec trois marins se disputant deux femmes dans une frénésie de mouvement et agissant, les perdant finalement. « Afternoon of a Faun » et « A Suite of Dances » étaient époustouflants en raison de leur manque de mouvement; la première montre deux danseurs exécutant un pas de deux (une sorte de duo, généralement entre un homme et une femme) sur une toile blanche entourant la scène, tandis que la seconde n’est composée que d’un danseur et d’un violoncelliste à la place de l’orchestre.

« Glass Pieces » arrive à la fin: le point culminant des trois pièces précédentes et c’est une présentation fidèle du message que Robbins voulait transmettre en tant qu’artiste, ainsi que des notions de genre à l’époque. La pièce s’ouvre et se termine avec le casting entier marchant vite à travers la scène dans différentes directions, rappelant l’agitation d’une station de métro. Entre ce début et la fin se déroule un pas de deux lent et contrôlé, tandis qu’une rangée de silhouettes féminines se balancent lentement à l’arrière de la scène. Viennent ensuite un groupe d’hommes dont les mouvements juxtaposent la tendresse de la scène précédente: tous les changements de direction brusques et les sauts rapides.

Je pense que le meilleur aspect de cet hommage, mis à part sa beauté, est que les pièces sont faciles à comprendre pour les débutants et tout aussi stimulantes pour ceux qui sont très compétents en danse classique. Une plainte potentielle est le manque de l’intrigue (ce n’est certainement pas Casse-Noisette), mais je pense que les nouveaux venus peuvent apprécier l’intrigue créée par la cinétique plutôt que par le jeu d’acteur, les costumes ou les mots. Sans savoir pourquoi, le spectateur se sent revigoré par chaque augmentation du mouvement et apaisé par chaque immobilité. Communiquer et créer de l’émotion, de l’énergie et un message sans parole est le but de la danse. Ce fait a vraiment été atteint par ce spectacle « hommage » joué par la troupe de haut niveau du Ballet de l’Opéra de Paris dans ce lieu exceptionnel du Palais Garnier. 

“ Glass Pieces” Photos © Paul Kolnik

Écrit par Amy Hansen

Volontariat à Paris

J’ai commencé à faire du bénévolat auprès d’une organisation appelée SINGA il y a quelques mois. SINGA a pour objectif de créer des relations entre les réfugiés et leurs communautés d’accueil — dans ce cas, Paris! Ils le font en encourageant le dialogue, en favorisant l’enrichissement culturel, en créant des emplois et en améliorant la prise de conscience et l’évolution de la perception des réfugiés et des demandeurs d’asile. En tant que bénévole, je tiens une permanence hebdomadaire au bureau de SINGA, au cours de laquelle des réfugiés et des demandeurs d’asile peuvent venir au bureau pour poser des questions ou rechercher de l’aide et des ressources. Je travaille également avec un autre volontaire pour organiser des cours d’anglais hebdomadaires pour les réfugiés, au cours desquels nous développons des compétences en expression orale, en écriture et en lecture. Dans l’ensemble, l’expérience est très enrichissante. J’ai l’occasion de rencontrer des personnes intéressantes et passionnées du monde entier !

Écrit par Ariana Smith

Pour plus d’information sur l’organisation SINGA, cliquez ici.

Si vous aussi vous souhaitez vous engager et faire du bénévolat à Paris, vous pouvez consulter ce site.

Vacances à Chamonix et à Genève

Pour le début de nos vacances, je suis allé à Chamonix et à Genève avec quelques amis du groupe.  Bien que j’aie déjà visité les deux endroits auparavant, c’était magnifique quand même. Il y avait un mélange de soleil, de neige et de pluie, ce qui nous a permis d’avoir différentes vues sur les Alpes françaises. À Chamonix, nous avons fait quelques randonnées, nous nous sommes régalés des spécialités locales comme la raclette, la fondue et le vin chaud. Nous avons aussi remonté le Mont Blanc, qui était tout simplement époustouflant. C’était un bon moment passé en bonne compagnie. En fait, nous avons prolongé notre séjour à Chamonix et raccourci notre séjour à Genève.

Écrit par Sid Ahuja

Vacances en Bretagne

Pendant les vacances de la Toussaint, je suis allée en Bretagne avec ma sœur. La Bretagne est située sur la côte de la France, et elle est très belle avec une mer très bleue et des roches sauvages. J’ai pris le train pour voyager et c’était tellement facile. J’ai mangé des galettes avec ma sœur et je suis montée à cheval près de la cote. J’ai vu la vie quotidienne à l’extérieur de Paris.

Écrit par Ayana Dudley

Rennes par Olivia Dontsov

Photos de Rennes au crépuscule : les maisons à colombages au centre-ville; la roue vers le marché de Noël ; au bord de la Vilaine.

(prise en 2017) Le “chat d’accueil”, Enzo

Prises en 2013 et en 2017 — Les marches où j’ai fait semblant d’être Cosette et une photo d’elles actuellement.

La dernière fois que j’ai vu ma mère d’accueil, j’avais des larmes aux yeux. C’était dans la salle commune de SYA, un programme pour des lycéens qui habitent en famille d’accueil et apprennent à parler français couramment. J’avais mes valises à côté de moi, ma mère d’accueil (elle s’appelle Gisèle) portait toujours sa veste comme elle allait retourner à sa voiture après avoir dit au revoir. Je lui ai dit que je ne savais pas comment dire adieu, et elle m’a répondu :

« C’est pas grave. On se verra dans l’avenir. »

Et trois ans plus tard, je me retrouve à Rennes, la ville où je suis tombée amoureuse de la France. Est-ce possible de décrire ce moment de ma vie ? Je me souviens de lui en morceaux : après être partie de Rennes, j’avais des flashbacks tous les jours des mimosas près de ma maison, des rues pavées mouillées de pluie qui tombait sans cesse, de l’odeur du poisson frit que ma mère d’accueil me faisait, de l’église dans le Parc du Thabor et la cage des oiseaux au centre. Je savais que je ne pourrais jamais retourner à ces moments, même si je fais un retour à Rennes. Les moments se sont transformés aux souvenirs d’une mémoire à la fois douloureuse et magique.

Je suis donc arrivée vendredi avec pas mal d’appréhension. Je ne savais pas à quoi attendre — serais-je retournée à un état de manque extrême, à l’écart de mémoire et de réalité ? Mais quand j’ai revu Gisèle, on a pu parler pendant des heures de nos vies maintenant et du passé. J’ai décidé de me balader en ville avant de retourner manger à la maison, donc j’ai visité tous mes endroits préférés du centre-ville. Malgré les travaux, la ville me semblait presque comme avant, mais ma mémoire était différente. Depuis mon départ, j’avais l’impression de me souvenir de tout, mais j’ai oublié où se retrouvent ma librairie préférée, la boulangerie qui vend des pains à plusieurs parfums, ou une de mes églises préférées. Rennes n’est pas une grande ville. Elle est connue plutôt parce que c’est une ville d’étudiants ; un quart de la population de Rennes est fait par des étudiants. Mais plus que je me suis promenée, plus que j’ai eu l’impression que la ville était en train de s’agrandir autour de moi. Je ne pouvais pas visiter les écluses de Saint-Grégoire ou voir les professeurs que j’ai eus pendant lycée ou voir un musée d’art contemporain et manger du brunch comme je voulais quand j’habitais dans la ville.

Mais en même temps, je n’avais pas l’impression d’être perdue dans le temps. Je pouvais ajouter mon expérience actuelle aux souvenirs du passé. Par exemple, il y a une arche à l’extérieur de l’ancienne frontière de Rennes. Les gens le visitent grâce à son intérêt historique, mais un de mes premiers jours à Rennes, l’école nous a donné une course au trésor. On aurait dû trouver un indice à cet endroit, mais au lieu de le trouver, on a tombé sur un géocache, un type de jeu mondial où on cherche des boîtes qui contiennent des trésors. Cette-fois-ci, j’y suis retournée pour le retrouver, mais il n’existait plus. En faisant le tour pour vérifier que ce n’était pas dans un autre tuyau d’écoulement, une femme m’a approchée en me demandant si un chat y était coincé. Et tout d’un coup, je n’étais pas triste par le fait que les choses étaient différentes. Cette femme fait partie maintenant de ma mémoire de ce lieu, comme le géocache en fait partie. J’ai pu visiter des endroits en acceptant que je les verrai littéralement d’une lumière différente.

Les autres jours se sont passés d’une manière similaire : j’ai ajouté mes nouvelles impressions à celles d’avant. Je ne suis pas toujours d’accord avec ma mère d’accueil sur ses opinions concernant les origines, un de mes bars préférés n’existent plus, j’ai le droit d’oublier le nom de mon arrêt de bus, Récipon. J’ai visité Rue de la soif, où j’ai eu mon premier cocktail, et Saint-Malo, où une copine m’a divulgué ses secrets dans mon église préférée du monde. Le chat de ma mère d’accueil, Enzo, s’est endormi à côté de moi. En vivant à Paris, j’ai l’impression que je dois visiter des nouveaux endroits et avoir de nouvelles expériences, mais mon séjour à Rennes, quoi qu’il soit bref, m’a rappelé du fait qu’on peut très bien retourner à un endroit sans refaire la mémoire.

Par Olivia Dontsov – Vassar’19

Marrakech, Maroc par Elena Schultz

Cet Halloween, je suis descendue d’un avion sur le sol chaud de Marrakech pour la première fois. Oubliant le vol chaotique de Ryanair, j’étais suprêmement contente de sentir le soleil sur ma peau. Avec Séverine, Andrew et Shiv, nous avons pris un taxi de l’aéroport à notre Airbnb – c’était déjà la nuit, et après avoir laissé nos affaires dans notre appartement temporaire, nous sommes allés commander une pizza dans la rue dans un bâtiment qui a servi aussi de refuge pour les chats dans la rue.

La vue de notre Airbnb

Le lendemain, je me suis réveillée au son des chevaux dans la rue en dessous de moi. Il faisait nuit quand nous sommes arrivés, alors quand j’ai ouvert les fenêtres, j’ai été étonnée de voir un paysage des bâtiments oranges et des commerçants qui vendaient le petit-déjeuner dans la rue. Nous nous sommes embarqués dans un tour de Marrakech ce matin, et mes yeux étaient presque trop pleins – nous avons vu des magasins, des mosquées, et la tombe de la royauté. Notre guide a parlé en plusieurs langues lors de notre visite, mais quand il a parlé en français, il a ajouté plus sur l’histoire de la ville.

La tombe du roi dans la vieille ville de Marrakech

Plus tard, nous avons visité les Jardins Majorelle et le Musée Yves Saint-Laurent. Les jardins en particulier étaient l’une de mes parties préférées du voyage – ils étaient luxuriants avec des cactus et entourés de bâtiments bleus. Un autre point formidable de notre voyage a été de trouver un spa qui a fait une sorte d’exfoliation marocaine appelée un hammam – ils frottent votre corps de la tête aux pieds avec un savon noir et lorsque je sortie je me suis sentie comme un bébé à nouveau !

Les Jardins Majorelle

Enfin, on est parti pour une excursion de deux jours dans le désert, la partie du voyage pour laquelle j’étais à la fois le plus inquiète et le plus excitée. Nous avons pris un bus dans les montagnes de l’Atlas avec un groupe d’une douzaine d’autres personnes du monde entier, nous sommes montés à dos de chameau dans un camping et nous avons mangé du tajine et du couscous à la belle étoile. Les hommes du village berbère voisin ont joué de la musique autour du feu de camp et nous avons dansé jusqu’à ce que nous soyons trop fatigués pour bouger. Quand nous sommes partis, nous nous sommes arrêtés à un musée berbère (où Shiv a acheté un tapis ! ) et j’ai passé le reste du long trajet en bus en regardant par la fenêtre les maisons dispersées à travers les montagnes.

C’était un beau voyage sur lequel je réfléchis toujours, et je suis vraiment reconnaissante d’avoir visité Marrakech et les montagnes du Maroc. J’ai hâte d’y retourner !

Par Elena Schultz – Vassar’19