Pour faire face à la tristesse de quitter Paris, j’ai décidé de regarder un film sur mon vol retour aux États-Unis. Me disant que j’essayerais de ne pas perdre mon français, j’en ai cherché un dans la section de nouvelles sorties du monde, dont il y avait plusieurs films récents. Même si j’étais presque de choisir Hurlevent—ça fait deux mois que je dit que je finirai le roman avant que regardant l’adaptation controverse d’Emerald Fennell—un film a attiré mon attention, comme je l’ai reconnu sur les publicités dans les rues de Paris. Je me disais que j’ai noté ces publicités pour leur participation à Camille Cottin, que j’ai adoré pour son rôle de l’antagoniste séduisante dans la série britannique Killing Eve, et qui est connue pour jouer une autre femme capricieuse dans la comédie Connasse de Canal+. S’agissant de Jeanne, une femme laissée seule avec la fille et le fils de sa soeur qui disparaît, Les enfants vont bien donne Cottin une opportunité de s’éloigner des personnages chaotiquement emotionnels vers le rôle profondement stable d’une mère.

Le film commence dans la voiture de Suzanne, la mère, nous prévenant déjà de sa disparition avec une tension discrète mais constante. Dès les premières scènes après que Suzanne les quitte, le film refuse de tomber dans le drame spectaculaire. Au lieu de ça, il préfère observer les réactions des enfants et de leur tante avec beaucoup de délicatesse. C’est probablement ce que j’ai le plus aimé : le film ne cherche jamais à nous torturer avec de grands moments mélodramatiques. Tout paraît naturel, parfois même un peu banal, ce qui rend les émotions des enfants et Jeanne encore plus crédibles.
Un des moments les plus marquants arrive quand Gaspard, le fils aîné, urine dans le lit qu’il partage avec sa sœur après une journée particulièrement tendue. Le film traite cette scène avec une douceur surprenante : pendant que Gaspard regarde, Jeanne bouge la petite sœur du lit sans la réveiller, elle met ses pyjamas dans la machine, elle remplace les draps, et elle ramène la sœur au lit. Personne ne dramatise vraiment la situation ; on sent plutôt que cet accident devient une manière silencieuse de montrer comment la disparition de Suzanne provoque la perturbation et l’adaptation en même temps. Cottin joue cette scène avec beaucoup de retenue, ce qui la rend encore plus touchante.
Elle porte vraiment le film. Tout en gérant ses propres problèmes de l’amour, son personnage est imparfait, parfois maladroit, mais toujours sincère. Si vous cherchez un film qui vous écrasera légèrement, je vous recommande vraiment Les enfants vont bien.
Par Ava ARCOLEO, VWPP Printemps 2026
















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