Idéaliser mes devoirs

Il est vrai que la participation au programme VWPP exige plus que d’être un touriste à Paris. Bien sûr, nos premières semaines à Bordeaux étaient vraiment vacances-esque. Des multiples dégustations du vin à la consommation des huîtres à Port de Larros, quand nous sommes arrivés à Paris, je n’étais pas prête à commencer mes cours. Comme d’habitude, les semaines ont filé et soudainement j’étais une vraie étudiante à Paris avec plein de devoirs.


Laissant tomber mes rêves de rester une touriste, j’ai commencé à maîtriser l’art de “l’idéalisation de mes devoirs”, donc j’ai trouvé quelques endroits magnifiques dans toute la ville pour les faire. Mon endroit préféré est situé juste à côté de Reid Hall, c’est un restaurant qui s’appelle Le Boa. C’est impossible de le manquer, avec son auvent bleu vif et plein de tables dehors pour prendre un café. Mon moment préféré pour y aller est quand il y a un peu de pluie. Je ferme ma veste et écoute un peu de musique dans ma playlist prévue pour les jours de pluie. Chaque fois que je vais payer, le gérant de restaurant me dit “À demain !” et chaque fois je souris à sa remarque.


Juste en bas de la rue de mon appartement, ou plutôt l’appartement de mon adorable mère d’accueil, il y a un autre restaurant qui s’appelle Les Écrivains. À mon arrivée, cet endroit m’intéressait beaucoup. Après une petite enquête, j’ai appris que ce n’est pas une maison d’écrivains, mais plutôt une maison de spectateurs du rugby. Néanmoins, j’y vais de temps en temps en maîtrisant l’art de se concentrer au milieu du chaos.
Un peu plus bas de la rue, il y a un café qui s’appelle Chat Mallows Café : la maison d’une douzaine de chats. Il faut que j’admette que c’est presque impossible pour moi de faire mes devoirs en présence d’une douzaine de chats mais c’est un lieu parfait pour procrastiner de temps en temps.


Au sujet des chats, c’est aussi très facile d’idéaliser mes devoirs à la bibliothèque de Reid Hall ou plutôt “la chambre de Yuki”. Yuki est une chatte noire qui a presque le même âge que moi, elle a dix-neuf ans. Elle est la chatte résidente de Reid Hall, mais à mon avis elle mérite le titre de Reine de Reid Hall. Toutefois, elle m’a dit qu’elle ne croit pas en la monarchie. Une croyance très progressive dans le monde des chats. Néanmoins, tous les jours elle reste sur son trône en cuir, acceptant gracieusement les caresses entre ses siestes.


Finalement, l’autre jour j’ai trouvé un café très sympa qui s’appelle Maison Fleuret. Ils ont un café glacé à la lavande qui est délicieux. Malheureusement, les ordinateurs y sont interdits donc j’y vais seulement quand je veux lire.


Si vous avez lu attentivement, vous verrez clairement qu’en apprenant à maîtriser l’art d’idéaliser mes devoirs, j’ai trouvé plein de distractions. Cependant, j’ai découvert l’importance de trouver plaisir et beauté en travaillant. C’est vraiment un privilège d’être ici et d’avoir l’occasion d’accéder au monde de cette façon, donc je vais continuer de faire mon travail de la façon la plus chaotique possible, achetant des lattes trop chers dans l’espoir qu’un jour, je maîtriserai l’art d’idéaliser mes devoirs.

Par Lindsey Solo, VWPP Automne 2023

Ma visite au Musée d’Orsay

Pendant mon séjour ici à Paris, j’ai visité le Musée d’Orsay. C’était une expérience incroyable d’être dans un bâtiment si beau avec toute l’architecture pittoresque et les œuvres différentes comme celle que vous voyez ci-dessus. Le peinture s’appelle “Entrée du port de La Rochelle” par Paul Signac. Cette œuvre est une huile sur toile et une peinture de la période moderne appartenant au style pointilliste. Je l’ai trouvé dans l’exposition sur Claude Monet. Je l’aimais beaucoup parce que la peinture est très lumineuse comme il y a une lumière dans chaque partie de la peinture. C’était très intéressant à voir en personne car une photo n’est pas pareille que l’expérience de voir les détails individuels dans la peinture. Vous pouvez voir chaque détail et comment la peinture s’allume avec les couleurs différentes et le placement des coups de pinceaux. L’atmosphère qui accompagne cette peinture me plait beaucoup. En plus, le Musée d’Orsay a contenu d’autres peintures et sculptures d’origines différentes et à propos des concepts différents aussi (la guerre, le colonialisme, les légendes des cultures mythologiques différentes, les environnements beaux, la vie quotidienne à des périodes différentes, etc.). Par exemple, il y avait une statue de bronze et onyx sur piédouche en porphyre des Vosges s’appelant Homme du Soudan en costume algérien qui me plaisait. Cette œuvre a été créée par un sculpteur qui s’appelle Charles Cordier qui est né à Cambrai en 1827 et mort à Alger en 1905. Le titre historique est Négre, costume algérien (Salon de 1857) et selon la description de la peinture donnée par le Musée d’Orsay, “Charles Cordier se donne pour objectif, dès la fin des années 1840, de représenter diverses formes de la beauté à travers la variété des physionomies humaines. Il obtient en 1856 une bourse du gouvernement pour une mission ethnographique en Algérie, dont il rapporte notamment ce buste, exposé au Salon de 1857 sous le titre alors banal de ‘Nègre, costume algérien”. On sait peu de choses de l’identité du modèle, mais le sculpteur lui a donné fière allure, notamment par l’usage de l’onyx algérien, dont les couleurs et les motifs permettent de suggérer la richesse des costumes locaux.”

 

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Par Zoe Bogan, Wesleyan University, VWPP Printemps 2023

Mes cafés préférés de Paris (jusqu’ici !)

Si vous me connaissez, vous savez certainement que j’adore trois choses : la littérature, le Fantôme de l’Opéra, et le café. Toutes ces choses sont liées à ma décision de venir à Paris, et, bien que je n’arrive pas à trouver le Fantôme, j’ai été très satisfaite avec mes expériences de café ici.
Pour moi, le café n’est pas seulement pour me réveiller. Il s’agit d’un moment de paix et de réflexion, une bonne raison de prendre une pause. Cette attitude est courante en France et en Europe en général, mais pas autant aux États-Unis, et j’avais donc très hâte de venir connaître le monde français du café. J’ai eu beaucoup de tasses agréables, mais voilà les trois cafés que j’ai trouvés exceptionnels à Paris, prenant en compte, bien sûr, le goût du café ainsi que l’ambiance !

  1. Black Sheep Coffee – 8ème arrondissement
    Il est dommage que je ne puisse pas mettre en premier un café plus parisien du genre classique – un joli petit endroit avec une terrasse pleine de monde – mais la qualité du café à Black Sheep est simplement trop bonne pour ne pas lui attribuer le mérite. L’ambiance du café est très bien pour bosser, avec beaucoup de lumière et une playlist décontractée, mais le café lui-même est la vedette de l’expérience. Riche, plein de saveurs, et avec un généreux rapport qualité-prix, il n’est pas à manquer.
  2. Café Kitsuné – Palais Royal
    J’avais entendu parler de Café Kitsuné bien avant mon arrivée à Paris, parce qu’il fait partie d’une chaîne internationale qui devient de plus en plus populaire ; il y a même un Café Kitsuné qui vient d’ouvrir à Singapour, où j’ai grandi ! J’ai été curieuse, parce qu’on sait bien qu’il est possible de devenir une chaîne internationale de café – je te regarde, Starbucks – sans faire du café vraiment bon. Il fallait que je sache s’il s’agissait simplement de “hype,” comme on dit en anglais. Heureusement, ce n’était pas le cas ! Oui, aller dans un café chi-chi au Palais Royal est très touristique, et le prix du latte reflète bien ce fait. Mais l’ambiance est extrêmement chouette, la taille du café n’est pas horrible pour le prix, et surtout, le café est assez savoureux et pas amer, chose que je ne supporte pas. Personnellement, j’ai pris mon café à emporter, et je l’ai bu au Jardin des Tuileries. S’il ne reste plus de place à l’intérieur du café, ce qui est souvent le cas, je recommande fortement que vous fassiez la même chose !
  3. Dépôt Légal – Palais Royal et Montparnasse
    Il s’avère que ce café se trouve aussi dans le quartier du Palais Royal – et apparemment il y a un endroit à Montparnasse aussi – mais je l’ai goûté à la Gare de Lyon en février en attendant mon train. Je ne m’attendais pas à grand-chose, étant donné qu’on était à la gare, mais le café a franchement été un des plus délicieux que j’ai bu dans ma vie. Dès la première gorgée, ma journée s’est égayée, et j’ai même pris le risque d’aller acheter un deuxième dix minutes avant le départ de mon train. Bon, ce n’était pas une excellente idée, mais je peux dire que ça valait le coup. Je n’ai pas encore eu l’opportunité d’aller au vrai café, qui est en fait un restaurant, mais si leurs plats sont aussi bons que leurs boissons, courez-y !

Finalement, il me reste quelques semaines en France. Il est toujours possible que je trouve le meilleur des cafés ! Pour le moment, toutefois, je vous conseille toutes et tous d’aller goûter ceux que j’ai nommés. Bon café !

Par Naya Jorgensen, Wesleyan University, VWPP Printemps 2023

Les temps forts d’avril

Avril, mois du printemps, aurait dû nous apporter du beau temps… Mais le groupe, qui est maintenant bien français, est plus avisé que cela et connaît le proverbe qui nous incite, en avril, à ne pas nous « découvrir d’un fil » … ! Qu’il pleuve ou qu’il vente, cela ne nous a pas arrêté et nous avons fait balades, sorties et excursions ! Retour en images sur ces moments partagés :

Pour les soirées pluvieuses, quoi de mieux qu’aller au spectacle ? Nous avons vu plusieurs établissements phares de Paris, comme le cinéma du Grand Rex, à l’occasion d’une projection/rencontre avec la réalisatrice du film d’animation Persepolis, ou encore le théâtre du Palais-Royal où se jouait Edmond, une pièce qui a déjà remporté cinq Molières. Certaines soirées ont aussi été passées dans notre salle de classe, pour faire un peu de yoga ou se retrouver autour d’un verre pour échanger sur le thème « Comment revenir en France ? ».

Nous avons également voyagé dans la région d’Auxerre à la découverte de deux sites historiques passionnants : le chantier de Guédelon, où l’on érige un château avec les méthodes de construction du Moyen-Âge, et le château de Saint-Fargeau, lieu de l’exil de la Grande Mademoiselle au dix-septième siècle. Des visites enrichissantes, quoiqu’un peu boueuses !

Enfin, nous n’avons pas négligé de continuer à explorer Paris sous tous ses angles. Kevi, le guide du Paris Noir, a mené un second groupe à travers le quartier latin ; et plus tard, pour fêter la fin des cours, nous avons dîner tous ensemble à bord de la péniche Paris en Scène qui nous a emmené revoir Paris au coucher du soleil.

Il ne reste plus que deux semaines avant la fin de ce semestre : vous découvrirez bientôt au travers des mots de nos étudiant·e·s bien d’autres aspects de leurs vies parisiennes. A bientôt pour de prochaines lectures !

Le Palais de Justice

Bonjour tout le monde ! Je m’appelle Kellan, et je fais l’article de blog cette semaine pour le cours sur les Palais et Châteaux. Aujourd’hui, je parle de ma visite au Palais de Justice. Je l’ai vu pour la première fois il y a quelques semaines, quand je me suis rendu dans le quartier. Comme il y avait beaucoup d’autres bâtiments et sites célèbres, je n’ai pas réalisé son importance. En fait, l’endroit est vraiment intéressant. Le palais se trouve dans l’île de cité, entre les deux rives de la Seine. C’est beau et touristique à cause de l’histoire et des bâtiments. À l’est, on peut voir la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui est en cours de reconstruction. Inversement, à l’ouest, on peut voir le Pont-Neuf et la statue équestre d’Henri IV. J’ai visité l’île plusieurs fois, mais je n’avais jamais compris l’importance du Palais de Justice. Avec le programme j’ai fait des sorties dans les environs, une sur un bateau, l’autre à la Bibliothèque Polonaise de Paris, mais le palais n’est pas visible depuis la Seine. Il faut marcher au centre de l’île pour visiter le palais. Il passe inaperçu facilement, mais le portail attire l’attention. Sans exagération, je peux dire avec assurance que c’est le portail le plus complexe que j’ai jamais vu. Il est orné de métal doré, avec des fleurs de lys gravées au-dessus. A mon avis, il mesure environ dix mètres de haut. Normalement, le portail est fermé, mais le bâtiment est visible. La barrière protège une grande cour avec des escaliers en face. Il y a quatre colonnes au sommet, dans un style qui est assez simple. Je ne suis pas étudiant d’art, néanmoins j’aime étudier l’histoire et l’architecture. On peut différencier les styles à cause du chapiteau, donc je devinerais que ce sont des colonnes doriques.

Elles sont simples car il n’y a aucune courbe. Les autres types d’architecture emploient des motifs plus complexes. J’aurais préféré que les colonnes soient ioniques ou corinthiennes, mais ce n’est pas grave. C’est un détail tellement petit qu’on ne devrait pas s’en faire. Le bâtiment, sauf les colonnes et le portail, n’est pas si spécial. Cela étant, c’est l’histoire du Palais de Justice qui surpasse sa beauté. Il reçoit la cour de cassation, la cour d’appel et la cour d’assises spéciale. D’après ce que je comprends, ce n’est pas exactement comme la cour suprême aux Etats-Unis. Je trouve un peu bizarre qu’une cour de cette importance soit si modeste depuis l’extérieur. J’aurais envisagé un bâtiment plus grand et élégant que celui des États-Unis. En fait, j’aime découvrir les palais et les châteaux de Paris, mais ce palais m’a déçu. Or, en recherchant davantage, j’ai appris que le Palais de Justice existe depuis le XIIIe siècle. Son histoire pendant la Révolution française m’intéresse, parce qu’il abritait le tribunal révolutionnaire. Des milliards de gens ont été condamnés à mort. J’aimerais potentiellement visiter un musée des cours en France, car ce palais est franchement actif. Selon moi, je recommanderais que vous visitiez d’autres palais si le droit ne vous intéresse pas.

Par Kellan Walker, Wesleyan University, VWPP Printemps 2023

Voyage au centre du Louvre

La semaine dernière j’ai visité le musée du Louvre avec mon petit ami parce que nous aimons voir des œuvres d’arts ensemble. Mais lorsque nous y étions, les statuts et les œuvres d’arts n’étaient pas les seuls aspects du visite qui m’ont frappé : j’ai beaucoup appris sur l’histoire de la construction du musée et des collections d’œuvres, et j’ai apprécié l’accessibilité du Louvre.

Pour commencer, l’histoire de la construction et l’architecture du musée m’intéressent. Lorsque nous étions dans la salle des statuts de l’Antiquité, qui s’appelle la salle du Manège, j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de “N” au plafond. Les monogrammes sont une décoration que l’on peut noter dans d’autres châteaux en France, comme la Sainte-Chapelle du Château de Vincennes avec les monogrammes de “H” pour Henri II et “K” pour sa femme Catherine de Mécidis, mais les Ns sont plus notables pour moi parce qu’ils répresentent Napoléon III, qui a construit cette partie du Louvre de 1855 à 1857, après que le château est devenu un musée en 1793. Napoléon III a copié le style d’autres châteaux, même si le Louvre n’était plus vraiment principalement un château. Les rois ont toujours voulu montrer leur pouvoir au public.

Ensuite, l’histoire des collections d’art est notable parce qu’elles viennent de partout, comme la collection de Richelieu qui fut saisie et donnée au Louvre en 1801 pendant la Révolution française, et la collection du marquis de Campana à Rome. Dans la galerie d’Apollon, la collection royale de gemmes et de diamants de la couronne est exposée. Les murs et le plafond de la galerie sont aussi brillants que les pierres précieuses.

Enfin, j’ai noté l’accessibilité du Louvre car j’ai emprunté un fauteuil roulant. Comme j’ai une mobilité réduite en raison de douleurs au genou, les excursions dans les châteaux sont normalement des expériences difficiles pour moi. Par exemple, quand j’ai visité le Château d’Écouen je n’ai pas utilisé de fauteuil roulant (mais j’avais ma canne qui sert aussi de siège parce que je suis tellement cool). Par ailleurs, il n’y avait pas d’ascenseur et c’était trop difficile pour moi de monter les escaliers pour voir la bibliothèque du roi au deuxième étage. Cependant, au Louvre, il y avait des ascenseurs et mon copain et moi pouvions voir les œuvres à chaque étage. Les escaliers sont une partie importante du Louvre, en particulier devant La Victoire de Samothrace, mais il y avait un ascenseur et nous l’avons utilisé pour voir la statue. Néanmoins, c’était un peu frustrant pour nous parce que les ascenseurs ne montaient que quelques niveaux et parfois ils étaient en panne et nous ne pouvions pas nous rendre à certains endroits.

Pour conclure, le Louvre est un musée merveilleux avec une histoire curieuse et une accessibilité rare qui m’a permis de découvrir un château (ou un palais, c’est selon qui vous demandez) qui me serait autrement inaccessible. Je vous conseille de le visiter !

Par Caleb Henning, Wesleyan University, VWPP Printemps 2023

Venez avec moi à l’Hôtel de Cluny

Pendant les vacances d’hiver, j’ai visité l’Hôtel de Cluny et le Musée national du Moyen-Âge. Le bâtiment est situé dans le cinquième arrondissement et il est proche de Sorbonne Université. Avant d’entrer dans le musée, j’ai traversé le jardin médiéval. Comme il faisait beau, il y avait beaucoup d’étudiants. En entrant dans le musée, j’ai appris que l’Hôtel a été commandé par l’abbé Jacques d’Amboise au XVe siècle mais la structure devait à l’origine servir de thermes. Certaines parties des thermes sont encore visibles comme le frigidarium, une grande salle en pierre avec des plafonds voûtés et des grandes fenêtres. Il y avait aussi une baignoire en marbre et sur une partie du mur on pouvait observer un fragment de mosaïque qui datait de l’époque des thermes. Après avoir vu la salle des thermes, j’ai découvert un petit café qui s’ouvrait sur la cour. Il y a des tables pour s’asseoir à l’extérieur et une belle vue sur l’architecture du XVIIIe siècle. Comme c’était l’hôtel des abbés de Cluny, on peut voir la grande porte où les carrosses entraient pour déposer les invités. Ici, on a l’impression d’être dans un petit village à la campagne plutôt qu’au milieu de Paris. Le musée compte d’autres exemples d’architecture qui sont intégrés dans la présentation des objets du Moyen Âge, comme les nombreux vitraux rouges et bleus des autres églises, mais aussi la galerie de la structure d’origine qui existe toujours (même si elle a été rénovée au XIXe siècle). En regardant les objets qui sont exposés, mon préféré était toutes les versions de la Pietà. Une Pietà est venue d’Angleterre et a été réalisée en albâtre au cours du XVe siècle tandis qu’une autre Pietà est venue probablement d’Autriche et a été réalisée en pierre calcaire entre 1390 et 1395. Les deux étaient à l’origine polychromées mais il n’y a plus de couleur aujourd’hui. J’aimais voir comment ces sculptures du Moyen Âge ont influencé la plus célèbre Pietà du Vatican de Michel-Ange Buonarroti à la Renaissance. L’une des dernières salles du musée est très différente des autres salles et c’était une belle surprise à la fin de ma visite. Elle est très noire et silencieuse parce que c’est la salle où sont exposées les six tapisseries de La Dame à la licorne. Les cinq premières tapisseries représentent les cinq sens : le goût, le toucher, l’odorat, l’ouïe et la vue, mais la sixième tapisserie est toujours un mystère. La sixième tapisserie s’intitule Mon seul désir est sa signification est ambiguë. La famille que représentent les armoiries et le commanditaire des tapisseries sont également inconnus. Cependant, c’était toujours amusant d’essayer d’identifier chaque tapisserie avec son sens correspondant et de s’asseoir et d’observer la tapisserie sans savoir le sens qui lui correspond. A mon avis, l’Hôtel du Cluny est un endroit unique à découvrir à Paris. Les objets du musée sont aussi intéressants à regarder que l’architecture qui les entoure. De plus, il y a un certain degré d’harmonie– une grande réussite pour un lieu qui combine une entrée extrêmement moderne avec des structures du Moyen Âge. Si vous êtes dans le quartier, l’Hôtel du Cluny est un musée sympa de taille moyenne à ne pas manquer !

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Par Emma Kendall, Wesleyan University, VWPP Printemps 2023

Perdu dans le Louvre

J’ai commencé ma visite au Louvre avec une promenade dans les jardins. Il faisait froid mais il y avait beaucoup de personnes qui marchait sur les rues de graviers. Les jardins sont grands et juste à l’extérieur de la pyramide. Le musée du Louvre est plus qu’un Palais et plus qu’un Château pour pouvoir le catégoriser. On peut voir l’Arc de Triomphe et l’avenue des Champs-Élysées. Il est conseillé de commencer la visite avec la pyramide du Louvre. Le musée est si grand que je me suis perdu pendant ma visite et j’ai marché 6,95 kilomètres.

J’ai trouvé les fondations du Louvre qui font partie de l’ancienne forteresse médiévale. La forteresse du Louvre protégeait Paris et la Seine avec une muraille. Les fondations de la forteresse sont composées de grandes pierres et sont entourées d’eau. Ensuite, le palais du Louvre a été construit sous forme de différents pavillons ; ils ont dû enlever les murs du carré où se situe la pyramide actuellement afin d’agrandir l’espace.

Le Louvre contient des peintures très connues comme la Joconde que tout le monde veut voir, sans oublier les autres chefs-d ’œuvre de la peinture française et italienne. Dans ce grand musée, il y a beaucoup d’objets historiques d’Asie, comme de Grèce ou d’Égypte également. Les poteries grecques sont très connues parce qu’elles montrent les histoires de l’Antiquité. Ma poterie préférée montre Hercule qui traverse le seuil des enfers.
Dans mon cours d’art et d’architecture, nous avons parlé des peintures de la Renaissance et la différence entre une peinture académique et non-académique. Les peintures de l’Académie montrent des sujets de l’Antiquité ou des sujets religieux et soulignent les détails du dessin, tandis que les peintures non-académiques montrent la vie et soulignent la couleur. De plus, les peintures françaises de l’Académie et les poteries antiques racontent les mêmes sujets mais prennent des formes et proviennent des époques différentes.

En se dirigeant vers les peintures françaises de la Renaissance, on trouve des cercueils d’Égypte et dans la salle suivante des objets d’Asie. Au Louvre, il y a beaucoup de petites salles comme celle-ci avec de petites expositions. En outre, avec les raccourcis on peut découvrir d’autres expositions aussi intéressantes.

Toutes les salles ont des plafonds avec des peintures. Ces plafonds représentent des portraits des personnes importantes et montrent le pouvoir de ces personnes. J’ai vu des boucles d’oreilles, des colliers, et des anneaux en or dans une grande salle avec des portraits sur des pichets de jade et d’ivoire. Tous les objets dans cette salle ont été utilisés dans les vies des personnes très riches. Avec le Louvre et le Palais-Royal, je peux comprendre les raisons pour lesquelles le peuple de France pouvait avoir de la haine pour la famille royale, à cause de cette richesse excessive et luxueuse.
En conclusion, le Louvre est le plus grand musée visité du monde qui illustre la richesse, le pouvoir et la suprématie des Rois de France.

VWPP Printemps 2023

Ma visite au Musée Carnavalet

Au début du semestre, j’ai visité l’Hôtel Carnavalet, qui est actuellement le Musée Carnavalet sur l’Histoire de Paris. Le musée est situé dans le quartier du Marais, dans le troisième arrondissement. Le bâtiment est composé de trois étages avec une grande cour et un jardin au sein de l’hôtel. J’ai appris beaucoup d’informations sur la longue histoire de l’immeuble du musée parce que le rez-de-chaussée du musée est réservé à l’histoire de l’hôtel. La construction de la maison a commencé en 1548 par Jacques de Ligneris, le président du parlement de Paris. Pendant cette période, le site de l’hôtel était dans un verger avec peu d’autres bâtiments à proximité. Cependant, de nos jours, le bâtiment est situé dans l’un des quartiers les plus centraux et appréciés à Paris. Puis, l’hôtel a été acheté par François de Kernevenoy dit de Carnavalet, en 1578. De cette acquisition, la maison a reçu son nom actuel, Carnavalet, tandis que la rue où se situe l’hôtel a reçu le nom Sévigné de Madame Sévigné, une célèbre épistolière, qui vécut dans l’hôtel après Carnavalet. Plus tard, en 1866, le Baron Haussmann a acheté l’hôtel pour en faire un musée sur l’histoire de Paris tel qu’il est aujourd’hui. Haussmann était un préfet sous l’Empereur Napoléon III, qui au XIXe siècle a achevé un grand programme de renouvellement urbain dans la ville de Paris. Ce programme consistait à élargir des rues en grands boulevards, créer des parcs urbains et construire les fameux bâtiments haussmanniens qui définissent l’image de Paris de notre époque. Sous l’architecte, Victor Parmentier, l’ancien hôtel a été rénové pour devenir un musée qui a ouvert ses portes au public en 1880. Puis, l’Hôtel le Peletier, la maison à côté de l’Hôtel Carnavalet, en 1989 a été connectée au Musée Carnavalet par une galerie pour que le musée puisse s’élargir. L’hôtel le Peletier a été construit plus d’un siècle après l’Hôtel Carnavalet pendant les années 1690. Il est connu pour son grand escalier et la rampe en fonte complexe parce que c’était le premier de son type pendant cette période.

L’une des parties les plus intéressantes à propos de ce musée est le fait que le musée
expose et conserve des pièces individuelles parvenant d’autres hôtels particuliers à Paris. Puisque plusieurs immeubles ont été détruits pendant la période de l’haussmannisation dans la ville, le Musée de l’Histoire de Paris a décidé de garder l’histoire et la beauté de ces hôtels. Ainsi, certaines pièces de ces maisons ont été déplacées et apportées au Musée Carnavalet où elles ont été remontées pour que le public puisse les voir et les apprécier. Ce qui est encore plus intéressant, c’est qu’une de ces pièces vient de l’hôtel particulier de Breteuil, ce nom de famille étant celui de ma famille d’accueil chez qui j’habite en France. En effet, après avoir visité le musée, j’ai parlé avec ma famille d’accueil au sujet de la pièce de Breteuil au musée et elle a confirmé qu’il s’agissait de la même famille. De plus, le cousin de mon père d’accueil est le propriétaire du Château de Breteuil situé aux alentours de Paris. Avant mon retour aux États-Unis, j’espère pouvoir visiter ce château.
Je vous recommande fortement de visiter le Musée Carnavalet. Il y en a pour tous les
goûts, de l’histoire de la ville de Paris aux pièces magnifiquement réassemblées des anciens hôtels particuliers. Cette combinaison de différentes expositions offre un excellent aperçu de l’histoire et de la culture de Paris.

Par Sarah Allison, Vassar College, VWPP Printemps 2023

La visite d’Abby aux Jardin et Palais du Luxembourg

Cette semaine je suis allée au Jardin du Luxembourg. J’y suis arrivée par l’entrée sud où j’ai trouvé le calme—contrairement aux manifestations qui se passaient en dehors du jardin. Là, j’ai pu me promener parmi les arbres et aller de l’autre côté du jardin, vers le Palais du Luxembourg. En m’approchant du palais, j’ai entendu l’appel d’une mouette, ce qui me faisait penser au Rhode Island où j’habite aux Etats-Unis. J’ai suivi le bruit pour trouver un immense bassin où les mouettes se baignaient avec les canards et les petits voiliers.

Marie de Médicis venait d’une famille italienne qui était très riche et très influente à l’époque. Elle était la deuxième femme d’Henri IV après l’annulation du mariage avec sa première femme, Marguerite de Valois. Il s’est marié pour son argent, et pour essayer d’avoir un héritier (ou “Dauphin”), comme son premier mariage est resté infertile. 

Marie a eu six enfants avec Henri IV, mais leur mariage était turbulent. Bien qu’elle ait apporté une immense dot à son mariage, souvent Henri IV ne lui permettait pas de dépenser l’argent qu’elle considérait comme essentiel pour maintenir les apparences de son niveau social. En plus, elle ne supportait pas les nombreuses maîtresses de son époux, et elle était mécontente de ne pas être couronnée comme reine de France pendant la première décennie de son mariage.

Enfin, en 1610 Marie de Médicis a été couronnée, et le lendemain son mari a été assassiné. Elle a été nommée régente ce jour-ci, jusqu’à ce que son fils soit majeur, soit 14 ans, en 1614. Cependant, quand ce jour est arrivé, elle a transféré la couronne officielle à son fils, mais elle s’est nommée cheffe du conseil du roi et a gardé tout son pouvoir précédent. Il n’était qu’en 1617 où Louis XIII l’a usurpée et l’a bannie au Château de Blois.

Néanmoins, ce n’était pas la fin de son histoire. En 1619 Marie de Médicis s’est échappée du château et a commencé une rébellion contre son fils pour essayer de reprendre la couronne. Elle a perdu, et son fils lui a pardonné et l’a invitée à retourner à Paris pour rejoindre la cour en 1620. De ce temps-là jusqu’en 1645, elle achevait la construction du Palais du Luxembourg, qui était sa résidence primaire. Marie de Médicis à été considérée comme une menace contre la France, non seulement à cause de ses actions ambitieuses pour maintenir le pouvoir, mais aussi parce qu’elle était et femme et italienne. Bien qu’elle n’ait pas pu garder sa gouvernance jusqu’à la fin de sa vie, son palais, où aujourd’hui siège le Sénat, joue maintenant un rôle dans la gouvernance de la France. 

Par Abigail PAULL, Vassar College, VWPP Printemps 2023