Une visite misérable de Paris

Une des premières choses que j’ai fait dès mon arrivée à Paris a été une petite promenade dans le Jardin du Luxembourg. J’ai choisi cet endroit parce qu’il apparaît dans mon livre préféré : Les Misérables de Victor Hugo. Il y a sept ans que je l’ai lu, et pendant ces sept ans, j’avais envie de visiter ce jardin et plusieurs autres lieux qui sont mentionnés dans le livre. Pendant mon semestre à Paris, j’ai bien profité d’être capable de créer ma propre visite discontinue des lieux liés à ce livre.

Après le jardin, les endroits que j’ai visités se situent aussi dans le Quartier latin et sont plutôt liés avec Victor Hugo, l’auteur, et non le livre lui-même. J’aime bien faire une petite balade dans ce quartier : je commence près du Panthéon, où Hugo est enterré. Je n’y suis pas encore entrée, mais le bâtiment lui-même est très beau. Puis, je continue vers la Sorbonne (je fais souvent cette promenade avant mes cours si j’ai le temps). Sur un des chemins que je prends souvent pour aller entre ces deux endroits, il y a une peinture d’Hugo sur une boîte électrique sur le trottoir. Et pour le troisième endroit de cette mini-visite : la statue d’Hugo dans la cour de la Sorbonne. C’est près de l’entrée que j’utilise chaque fois que je vais à mes cours, alors c’est probablement l’endroit que je visite le plus.

Il y a beaucoup d’autres lieux liés aux Misérables à Paris, mais celui que j’ai visité le plus récemment est le Théâtre du Châtelet, où la comédie musicale des Misérables se joue jusqu’au janvier 2025. J’ai regardé ce spectacle avec quelques amis, et c’était super ! La version anglaise de la comédie musicale est ce qui m’a exposé cette histoire, alors j’étais complètement ravie de la voir à Paris – on peut dire que la boucle est bouclée.

Je reste à Paris pour le semestre prochain, alors j’ai hâte de continuer cette visite très discontinue. Je vais relire le livre un peu afin de trouver d’autres endroits qui sont importants pour l’histoire, mais j’ai déjà une liste des lieux que j’ai l’intention de visiter. Si vous avez des intérêts liés avec Paris, ou bien avec des sujets plus généraux, organiser une visite thématique est une bonne façon d’explorer la ville et de découvrir des endroits moins connus. Je le recommande vivement !

Par Alexis Earp, VWPP Automne 2024



Mes Recommandations de Paris Périphérique

En habitant à Paris, je viens de comprendre que les “vrais Parisiens” vivent souvent aux périphéries de la ville. Comme beaucoup de familles d’accueil du VWPP, les Parisiens habitent là où c’est moins cher et plus décontracté, dans les 12ᵉ à 20ᵉ arrondissements. Moi, j’ai vécu avec une famille d’accueil dans le 17ᵉ, près de la Porte de Clichy. En explorant ce quartier et les autres situés à côté du grand boulevard périphérique, j’ai découvert quelques adresses que je recommande vivement.

  1. Le Climbing District Batignolles: Escalade de Bloc

Je commence près de chez moi (en fait, chez ma famille d’accueil). Juste devant l’arrêt de métro Pont Cardinet sur la ligne 14, il y a un super endroit appelé Climbing District, Batignolles. Batignolles est le nom du quartier, et Climbing District est le nom d’une chaîne de salles d’escalade présentes dans tout Paris. La particularité de celle-ci est qu’elle est dédiée à l’escalade de bloc.

C’est drôle qu’à Paris, j’aie trouvé un passe-temps assez américain, mais cela m’a vraiment plu d’avoir une activité sportive comme celle-là dans une grande ville. Ce qui est le plus amusant au Climbing District Batignolles, c’est l’ambiance conviviale. Il y a toujours des gens français et internationaux prêts à discuter. J’y ai eu des conversations super intéressantes avec de jeunes Parisiens qui essayaient les mêmes parcours que moi.

  1. Molino Pizza

Après une bonne séance d’escalade au Climbing District Batignolles, je vous conseille de marcher 14 minutes pour rejoindre Molino Pizza et commander la pizza Bella Vita avec sauce tomate, mozzarella di bufala, pesto de basilic, tomates cerises, copeaux de parmesan, roquette et origan. Ensuite, vous pouvez aller boire un verre à L’Industrie, une brasserie familiale juste devant la Porte de Clichy, connue pour ses mozzarella sticks.

  1. La Pavillon de Canaux

Mon café préféré à Paris se trouve dans le nord-est de la ville, près du Canal Saint-Martin et le parc des Buttes-Chaumont. Il s’appelle Le Pavillon des Canaux et occupe une ancienne maison située sur le quai du Bassin de la Villette. Là-bas, on peut boire un café et déguster un délicieux pumpkin spice cake dans une baignoire remplie de coussins, avec une belle vue sur les bateaux qui mettent à quai.

  1. Les Raviolis de Belleville

Avant ou après une petite pause au Pavillon des Canaux, je vous conseille de faire une balade de 30 minutes jusqu’au quartier de Belleville pour déguster d’excellents raviolis et autres plats asiatiques.

J’ai mangé dans plusieurs restaurants à Belleville : Hot Pot Nouilles, Restaurant Asian Wen’s Food, Gongfu Raviolis et Loan (ex. Asian Soupe) — et tout était trop bon. À mon avis, les raviolis sont le meilleur snack après une promenade dans le cimetière du Père-Lachaise ou au parc des Buttes-Chaumont.

  1. La Classe de Rock à 1 Avenue Pierre Massé

Pour finir, direction le sud de Paris, dans le 14ᵉ arrondissement, près de la Cité Universitaire. À cette adresse, on trouve une classe gratuite de danse rock (ou swing dancing en anglais).

Comme au Quai Saint-Bernard, il y règne une ambiance chaleureuse et ouverte à tous les niveaux de danse. Dans ce cours — une des rares opportunités gratuites à Paris — j’ai appris les bases de la danse rock en dansant avec des Parisiens de tous horizons.

Pour rencontrer des Parisiens variés, apprendre une danse qui se perd peu à peu et participer à une activité gratuite, je vous recommande vivement ce cours !

Avec ces recommandations, j’espère que vous profiterez autant que moi de la périphérie parisienne, là où la ville révèle son côté le plus vivant et authentique.

Par Amelia Larson, VWPP Automne 2024

Une soirée internationale à Paris


L’organisation des étudiants internationaux de mon université, l’Université Paris Cité, a organisé plusieurs événements lorsque j’étais à Paris. Le premier auquel j’ai participé était un tour de Paris sur la Seine. Il y avait une option de le faire en kayak, mais cela n’était pas recommandé par le programme à cause des problèmes avec l’assurance santé. Finalement, j’ai fait un tour de Paris à pied, du campus des Grands Moulins, au sud-est de la ville, jusqu’à la Tour Eiffel, au nord-ouest. Cela était une excellente occasion de me familiariser avec la ville, particulièrement parce que c’était le début du semestre. De plus, j’ai rencontré beaucoup d’autres étudiants internationaux. Nous avons plutôt parlé en anglais, donc j’étais plus à l’aise socialement parce que je pouvais m’exprimer plus couramment qu’en français.

Le deuxième événement était une croisière sur la Seine qui était complètement gratuite. Il y avait des amuse-gueules et des boissons incluses et nous avons parlé et dansé. Bien que je sois venu seul, lorsque je suis parti, j’avais rencontré de nombreuses personnes et j’ai gardé contact avec certaines d’elles.

Je recommande fortement d’assister à ces événements. Rencontrer des Parisiens n’est pas facile si on ne parle pas très couramment français, mais la plupart des étudiants internationaux avec qui j’ai parlé ont mieux parlé anglais que français. C’est une occasion de rencontrer beaucoup de monde qui n’est pas américain ou de Vassar ou Wesleyan, et explorer un environnement social différent m’a fait du bien. J’ai trouvé qu’en faisant connaissance avec d’autres étudiants, je me sentais plus intégré dans ma vie à Paris.

Par Ryan Kilpadi, VWPP Automne 2024

ESPACES VERTS DE PARIS

Dispersés parmi les grands bâtiments et les rues débordantes d’activité, les parcs et les jardins de Paris sont une véritable oasis pour les parisien·ne·s. Depuis que je suis arrivée à Paris, les espaces verts étaient une manière dont je pouvais prendre une pause de la vie urbaine. Alors que j’ai profité de ces espaces pendant mon séjour, je me suis rendue compte que tous les parcs et jardins de Paris ne sont pas égaux. Voici les classements de quelques-uns de mes espaces verts les plus visités.

Jardin des Plantes — 8/10

Pour ceux qui ne peuvent pas s’entendre sur un style de jardin préféré, c’est l’endroit idéal. Le Jardin des Plantes, qui se trouve dans le 5ème arrondissement, a quelque chose pour tous. Pour ceux qui préfèrent un jardin impeccablement soigné, il y a le jardin français. Et pour les autres, qui préfèrent le désordre, il y a le jardin anglais. Très sérieusement, Le Jardin des Plantes est plein de trésors, tel que le jardin alpin, une véritable célébration de la biodiversité qui m’a beaucoup plu. Je pourrais passer des heures à l’explorer, à lire tous les panneaux avec les noms des plantes et les régions d’où elles viennent. 

Parc Montsouris — 9/10

J’associe ce beau parc à mes premiers jours à Paris. Au début du mois de septembre, j’y suis allée avec mon hôte. Dès que j’ai vu les sculptures en fil flottant délicatement sur l’étang, j’étais enchantée. Le parc, qui se situe dans le 14ème arrondissement, est toujours plein de coureurs qui profitent de ses douces collines, ainsi que de nombreuses espèces d’animaux qui y vivent. De tous les espaces verts, le Parc Montsouris est peut-être le plus vert. En marchant sur ses chemins pittoresques, on a l’impression que l’air est plus frais que hors du parc. 

Jardin de Reuilly — 7/10

Situé à côté de la coulée verte, ce jardin est un trésor caché dans le 12ème arrondissement. Même en automne, il déborde de fleurs colorées. Entrecoupées avec les fleurs, des statues pensives parsèment le petit jardin, regardant les passants. J’ai bien aimé cet endroit, mais peut-être que sa magie s’explique par l’imprévu. Si je ne tombais pas par hasard sur le Jardin de Reuilly, est-ce que j’aurais une telle appréciation pour lui ? Je ne suis pas sûre. 

Jardin du Luxembourg — 3/10

Ce jardin est peut-être l’espace vert le plus connu dans cette liste. Mais est-ce qu’on peut le considérer comme un vrai espace vert ? Je ne sais pas. En automne, c’est plutôt un espace beige. Et en été, même s’il y a plus de vert, j’ai l’impression en voyant les grands palmiers autour du Sénat que je suis plutôt sur un plateau de cinéma que dans un jardin. Le Jardin du Luxembourg n’est pas sans charme. Cela dit, j’avoue que j’y suis retournée plusieurs fois pour la seule raison qu’il est situé près de Reid Hall. 

Parc des Buttes-Chaumont — 10/10

Une chute d’eau. Un lac artificiel. Un temple miniature au sommet d’une grande falaise. Toutes ces choses se trouvent dans ce parc incroyable, qui est, à mon avis, le joyau de la couronne des espaces verts parisiens. Ce véritable parc d’attractions naturel est sans pareil. J’ai passé un après-midi entier là dedans, et je ne regrette rien. À la tombée de la nuit, je me suis assise sur un banc parmi les arbres sombres. Il a fait très froid, mais je n’avais pas envie de bouger. Je suis restée là pendant longtemps, écoutant le murmure du vent dans les arbres et des fragments de conversation des passants. Sans aucun doute, le Parc des Buttes-Chaumont est une destination incontournable autant pour les résidents locaux de Paris que pour les touristes.

Par Martine Schwan, VWPP Automne 2024

 

Un Ami Parisien

Dès mon premier jour à Paris, je savais que je voulais être un habitué quelque part; un restaurant, un café, une bibliothèque, un lieu où le propriétaire pourrait me connaître. Le jour où je suis venu, mon hôte et moi avons fait un grand tour autour du quartier. Elle m’a montré des lieux intéressants et les meilleurs marchés, tous pertinents dans ma vie à Paris. À la fin de notre trajet, nous avons descendu la rue vers l’appartement et nous avons passé un tout petit endroit qui vendait des paninis et des crêpes. Ce n’est pas exactement un stand parce que c’est une partie du bâtiment, mais aussi il n’y a qu’un espace pour une ou deux personnes. Il y a une cuisinère spéciale pour faire des crêpes, un frigo pour les boissons, et une sorte de placard pour les ingrédients, et c’est tout. Cependant, ce petit espace a beaucoup de charme. Toujours il y a des lumières qui clignotent ; toutes les couleurs d’un arc-en-ciel d’une bande LED et une sorte de lumière d’une sirène. L’extérieur est couvert avec des autocollants de mêmes bretons. 

La partie la plus importante de ce stand/restaurant est l’homme à l’intérieur, le chef. C’est un homme petit, avec un visage intense et une tête chauve. Il s’appelle Jacquie, mais il ne m’a jamais dit, je l’ai entendu pendant une conversation entre lui et un autre homme. 

Je passe ce stand presque chaque jour en retournant à l’appartement. Au début, il n’y en avait pas beaucoup qui m’intéressaient. Il y a plusieurs options pour les bonnes crêpes près de Reid Hall, donc je n’ai pas eu une raison d’y arrêter. Mais, chaque fois que j’ai passé le stand, Jacquie parlait avec une nouvelle personne. Il riait toujours et racontait des histoires. Il est un homme du quartier, qui connaît tout le monde. Donc, mon envie d’être un habitué a trouvé un objectif. 

J’ai commencé avec une de ses crêpes juste une fois par semaine. J’ai essayé d’être subtil, mais aussi de trouver les petits moments d’interaction. Progressivement, je suis devenu plus confiant et j’ai initié des petites conversations. Mais la percée s’est passée très tard, une nuit après un grand voyage.

Je venais de rentrer de Normandie. On est arrivés de l’autre côté de Paris et le métro le plus pratique ne marchait pas ce soir-là. Il était presque 23h et je n’avais pas mangé le dîner. Je suis retourné avec l’intention d’acheter quelque chose au Franprix en face de mon appartement, mais c’était fermé. Donc, fatigué et un peu malheureux, j’ai flâné dans ma rue, en cherchant quelque chose à manger. Jacquie était mon sauveur, avec un panini avec chèvre et miel et une crêpe nutella. En faisant mon repas, Jacquie m’a dit “votre accent vient d’où?” États-Unis, j’ai répondu. “Where?” il m’a demandé en anglais. Il ne connaissait pas Massachusetts. Quand je suis parti, il m’a donné un grand thumbs up en disant “À bientôt!”

Ça, c’était le moment où j’ai réalisé que je me suis fait mon premier ami parisien.

(Chez l’Amiral Hervé, 47 Rue de Tolbiac, 750013)

Par Dash Merrill, VWPP Automne 2024

Où lire à Paris

Cet automne, j’ai recommencé à lire pour le plaisir. Je lisais beaucoup quand j’étais petite, mais au fil du temps, j’ai commencé à lire presque seulement pour mes cours. L’été dernier, j’ai lu quelques livres, mais c’était vraiment en septembre que j’ai décidé de lire régulièrement. Après la première séance du club de lecture de VWPP, j’ai emprunté un livre de la bibliothèque du programme, et entre ce jour et la fin de l’année, j’ai lu trois fois le numéro de livres que j’ai lu pendant l’été. Alors, évidemment, j’ai passé beaucoup de temps à Paris en lisant, mais où, exactement ?

  1. Le Métro
    Le métro est le premier endroit sur sa liste parce que c’est où je lis le plus souvent. C’est vrai que ce n’est pas assez tranquille, alors ça peut être un peu difficile de me concentrer sur mon livre. Cependant, comme je passe plus d’une heure chaque jour à bord le métro, je profite de ce temps pour lire au lieu de regarder des vidéos sur les réseaux sociaux. Si le train n’est pas trop bondé, je peux lire un livre physique en français, mais s’il y a beaucoup de monde à bord, je décide plutôt de lire un livre numérique en anglais.
  2. Ma chambre
    J’aime bien lire dans ma chambre. Elle est douillette, et il y a une jolie vue de mon quartier quand j’arrache mes yeux de mon livre. Ici, je préfère de lire des livres physiques parce que c’est ce que je préfère en général, et c’est mieux pour le sommeil, particulièrement parce que je lis souvent avant de me coucher.
  3. Des cafés et des restaurants
    J’ai des habitudes de lecture différentes dans des cafés et des restaurants, mais comme ils sont des endroits similaires, je les ai catégorisés ensemble. D’habitude, quand je passe du temps dans un café, je fais mes devoirs, mais de temps en temps, je décide de lire. J’adore lire dans des cafés, alors je veux essayer de lire faire plus ce semestre. Je lis aussi dans des restaurants si je dîne seule. Là, je lis un de mes livres physiques si j’en ai un, mais si je n’en ai pas, j’ai toujours un livre numérique qui peut m’intéresser en attendant mon plat.
  4. Des parcs
    Malheureusement, il fait trop froid pour lire dans les parcs maintenant, mais je trouve qu’ils sont des bons endroits pour la lecture. Quand il fait beau, on peut s’asseoir sur un banc ou dans l’herbe et profite du soleil et une bonne histoire. Au printemps, je vais aller au parc Montsouris pour lire, et peut-être faire un pique-nique aussi…
  5. Dans les queues
    C’est assez ennuyant de faire la queue, particulièrement si on arrive, par exemple, à un musée avant qu’il ouvre, alors la queue n’avance pas. On doit faire attention, parce que si la queue avance rapidement, ce n’est probablement pas le bon moment pour un livre. Cependant, avec un livre numérique, c’est un peu plus facile de lire un peu et puis arrêter si la queue avance. (Mais si vous réservez un billet au Louvre à 9h00 le matin pour éviter les grandes foules, et vous arrivez avant 9h00 pour faire la queue…apportez un livre. Faites-moi confiance.)

Par Alexis Earp, VWPP Printemps 2025

De l’art de se perdre dans Paris…

Mes meilleurs moments à Paris, ceux où je me sentais vraiment présente dans la ville et un membre actif de la vie Parisienne, étaient les moments où je me suis perdue dans la rue. Donc, j’ai réfléchi pour trouver les conseils les plus importants pour bien se perdre à Paris. Cette expérience est le genre de chose qu’on ne peut pas planifier, donc on ne doit pas essayer de le faire, mais on peut être préparé pour pouvoir profiter au maximum.

Il m’est arrivé plusieurs fois d’être en train de marcher vers une destination, ou vers chez moi, ou vers aucun endroit en particulier, et de découvrir que mon portable était presque mort, donc :

Conseil #1: Ne paniquez pas !
C’est exactement dans ces moments-là qu’on a la chance de faire la connaissance de Paris, sans contact avec nos amis aux Etats-Unis, et sans le confort d’une application de GPS. Je vous conseille de regarder autour de vous et de continuer à marcher, mais cette fois, soyez guidés par ce qui vous attire. Je comprends, par contre, qu’il y a des moments où on est pressé pour arriver à la destination originale, ou les moments, comme très tard le soir, où l’on n’a pas envie d’être seul et perdu dans une grande ville. Voici ce qu’il faut faire si ça vous arrive :

Conseil #2 : Demander les directions
Les inconnus sont, pour la plupart, très gentils. Il faut faire attention, bien sûr, quand on se trouve dans un quartier très touristique. Dans ce cas, j’ai trouvé qu’il vaut mieux parler au propriétaire d’un café ou boutique, pour éviter soit que quelqu’un profite de votre vulnérabilité, soit qu’il se détourne en pensant que vous cherchez de l’argent. Pour la plupart, les Parisiennes sont sympas, et ne vont pas te laisser perdu dans la rue. C’est une opportunité de parler avec les Français et de pratiquer la langue, et même s’ils sont complètement méchants, c’est une nouvelle expérience !

(Conseil #2.5: Aider les gens quand vous pouvez)
S’il y a des touristes qui ne savent pas utiliser la machine à billets dans le métro, ou des anglophones qui ont besoin d’un traducteur, ou quelqu’un qui est perdu dans un endroit que vous connaissez, essayez toujours de les aider ! Il faut renvoyer en avance le service dont vous aurez peut-être besoin.

Conseil #3: Apporter un plan de Paris avec vous
Je garde toujours une petite carte avec moi, que mes hôtes m’ont donnée. On peut les acheter dans les kiosques à journaux, ou à l’office de tourisme. Si quelqu’un vous donne des directions, il peuvent les montrer plus facilement sur une carte.

Conseil #4: Il faut toujours avoir de l’argent non-numérique : une carte bleue ou des espèces.
Pour acheter les plans de Paris, par exemple, ou un repas, un café, des chocolats, des billets de métro, etc.

Conseil #5: Connaître par cœur votre adresse et les arrêts de métro près de chez vous, ainsi que le chemin entre le métro et la maison.

Conseil #6: Surtout, le métro est votre ange-gardien
Le métro. Il peut vous emmener jusqu’à votre destination, bien sûr, mais il a aussi toutes les infos qui pourront vous aider. Il y a une carte qui montre la région près de l’arrêt (“plan de quartier”), qui peut vous diriger vers votre destination en sortant du métro, ou même si vous ne prenez pas le métro et n’avez pas votre propre plan pour vous guider dans le quartier où vous vous trouvez. Le métro est incroyable aussi, parce qu’il y a un plan de Paris avec toutes les lignes montrées et vous pouvez facilement trouver votre propre arrêt et comment y arriver. Et les panneaux dans le métro vous disent les mêmes infos que votre mobile, donc il est impossible de se perdre dans le métro pour longtemps. Finalement, le métro est rempli des Parisiens qui peuvent vous aider à trouver votre chemin. Donc si vous vous perdez et devez retourner chez vous, il y a toujours quelqu’un dans la rue qui peut vous dire comment arriver à l’arrêt qui est le plus proche d’où vous êtes perdu, et là vous allez trouver tout ce dont vous avez besoin.
Maintenant que vous savez quoi faire dans un moment d’urgence, voici ce que vous pouvez faire si vous n’êtes pas pressé.

Conseil #7: Soyez sûr d’avoir un petit carnet sur vous!
J’aimerais bien vous montrer plein de photos de mes incroyables excursions quand j’étais “perdue”, mais comme je n’avais pas de téléphone, je n’ai pas de photos. Donc il faut absolument être capable d’écrire tout ce que vous trouvez pendant votre sortie, pour ne pas oublier, et pour pouvoir y retourner si vous souhaitez ! Mais je trouve que c’est aussi un plaisir de ne pouvoir rien enregistrer dans les photos ; ces moments sont seulement pour vous.

Une trouvaille d'Acadia

J’ai quelques souvenirs inoubliables qui m’ont vraiment montré la magie qu’on peut trouver dans la vie quotidienne et spontanée à Paris. La première fois que je me suis perdue, pas trop loin de Reid Hall, j’ai trouvé un magasin de chocolat juste avant d’être complètement prise de panique. À ce moment, j’étais soulagée de m’être perdue. Le chocolatier, Maison Georges Larnicol, se trouve juste à côté d’une ruelle très mignonne qui s’appelle Cour du Commerce Saint-André, où se trouve des restaurants un peu touristiques mais d’une bonne ambiance. Il y a aussi une papeterie sympa si on poursuit le chemin. J’ai exploré ce passage en mangeant des bonbons délicieux, et c’était là que j’ai découvert que se perdre à Paris peut apporter la bonne fortune. J’ai continué depuis ce moment, toujours en suivant ce qui apparaissait sur le chemin, des arômes alléchants, qui m’ont appris que j’adore le flan Parisien, et les jolies sons de la musique, qui m’ont amené vers un bar à absinthe où ils font une “Samba Night” et vers un tout petit restaurant où une femme qui s’appelle Charlotte Bom Bom chante pour les résidents du quartier de temps en temps. Me promener comme ça m’a ouvert aux personnes et aux expériences inconnues, et surtout, je me sens plus capable d’être présente dans et de profiter de la vie à Paris, sans attentes. Je vous souhaite la même chose, avec vos propres expériences magiques !

Par Acadia Lequire, VWPP Automne 2024

Les leçons tirées du trajet

Tout le monde te dit que pendant un semestre à l’étranger, tu apprends plein de choses sur toi-même. Un séjour sert à ouvrir des portes inconnues. Ça sert à te pousser vers une véritable aventure, et peut-être même vers une vérité inexploitée. Après avoir vécu presque cinq mois à Paris, je peux témoigner que c’est vrai : tu apprends beaucoup sur toi-même. Mais quand je réfléchis à mes souvenirs de ce semestre, sur les obstacles et les leçons– c’est l’art du trajet qui m’a le plus appris.

Bien sûr, je parle un peu du trajet métaphorique : l’amour de soi, l’évolution, le voyage spirituel etc.. Mais surtout je parle du trajet littéral. C’est absolument nécessaire de faire la navette tous les jours pendant ton séjour ici. Paris est une ville que je connais depuis longtemps, mais mes souvenirs d’enfance ne m’ont pas trop aidé à m’y retrouver dans tous les arrondissements. En fait, ma confiance est rapidement tombée lorsque je suis arrivée à la porte de ma famille d’accueil. Je me suis retrouvé dans une rue inconnue du 15eme arrondissement de Paris, un quartier plutôt vaste que je ne connaissais pas.

Avec l’application de Google Maps (je suis tellement reconnaissante pour la technologie au XXIème siècle), j’ai rapidement retrouvé deux stations de métro à moins de 10 minutes à pied : la ligne douze et la ligne six. Aujourd’hui, je peux dire que je suis allée au bout des deux lignes, dans les deux sens chacune. Je sais quelle voiture de métro est la meilleure pour faire les transferts les plus efficaces, et je sais quels sont les arrêts les plus fréquentés.

Il faut bien apprendre les règles du métro immédiatement. Personne ne t’expliquera ces règles, donc il faut utiliser tes pouvoirs d’observation. Il y a plusieurs lignes qui sont plus nouvelles que les autres, où les portes s’ouvrent automatiquement. Dans les autres, les plus anciennes (rétro), il faut ouvrir la porte toi-même. Si tu ne sors pas du train mais que tu es devant les portes, ouvre-les pour les gens qui descendent ou entrent. En cas d’affluence (il y a des panneaux qui disent ça), ne t’assois pas dans les chaises pliantes. Si tu le peux, donne toujours ton siège à quelqu’un de plus âgé, des enfants, où des gens qui ont l’air de passer une mauvaise journée.

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C’est la même chose dans le bus. J’ai des avis un peu mixtes sur le bus… Il y a des fois où j’ai attendu et attendu un bus qui n’est jamais venu. De l’autre côté, il y a des fois où j’aurais été complètement perdue dans le 18e à 3 heures du matin sans le bus. J’aime prendre le bus parce qu’il y a la vue. C’est beaucoup plus sympa de regarder par la fenêtre et voir le Louvre au lieu que ton reflet dans le métro (ou pire, le reflet de quelqu’un qui te regarde fixement). Il y a beaucoup de gens âgés dans le bus, et plein de petits enfants. C’est quelque chose de spécial de voir un petit garçon après l’école, en train de manger des morceaux d’une clémentine épluchée par sa nounou. Ou une petite fille avec du rouge à lèvres, appliqué par sa grand-mère dans un manteau de fourrure. Il faut bien faire attention à ton environnement, par contre. Le bus ne s’arrête pas automatiquement à tous les arrêts, et dans quelques bus, il n’y a pas d’indication sur les arrêts à venir. Il faut demander ton arrêt avant en appuyant sur le bouton rouge quand tu sais que le tien est le prochain.

Et enfin, mes modes de transport préférés : à pied et à vélo. Ils sont très différents– mais le fait d’être dehors, en train de naviguer dans la ville sans véhicule, est intouchable. Notre semestre ici, météorologiquement, n’était pas trop fantastique. Il faisait très froid quand nous sommes arrivés, et il a beaucoup plu tout au long de notre séjour. J’ai commencé mon voyage spirituel (je me suis abonnée à Vélib, le service de vélos en libre-service de Paris) au le mois de Mars. À cause des congés d’Avril, je savais que je ne voulais pas acheter le forfait mensuel pour le métro sur mon passe Navigo, donc j’ai décidé d’essayer le vélo. Rien n’aurait pu me préparer aux épreuves et aux tribulations du vélo à Paris, surtout avec Vélib. En fait, je suis très confiante dans ma capacité à faire du vélo. J’ai appris quand j’étais très jeune, et je fais du vélo chez moi à Washington D.C. et aussi à la fac à Middletown, Connecticut. Je suis convaincue que le vélo est une des meilleures façons de se déplacer dans une ville, surtout quand elle est adaptée pour les vélos. Paris a plein des pistes cyclables – mais il faut bien se méfier de tout et de tous.

Tout le monde dit que ce sont les cyclistes qui violent les lois. Et ben, oui, c’est vrai. Mais il faut savoir comment naviguer avec les gens qui veulent toujours te blâmer, toi, le cycliste. S’il n’y a pas de piste cyclable, reste toujours à droite des voitures. Souvent, les cyclistes partagent la voie avec les bus– mais les taxis peuvent aussi conduire dans ces voies-là. Donc attention aux chauffeurs de taxis qui te collent au train silencieusement. Ne porte pas d’écouteurs– jamais. Un, c’est dangereux. Deux, les flics vont te donner une amende. Trois, si tu ne peux pas entendre les insultes que te lancent les autres cyclistes, les piétons ou les automobilistes – tu ne vas jamais apprendre les bon mots français !

Mais plus sérieusement, le service de Vélib est génial. En théorie. En pratique, c’est complètement claqué. J’utilise l’application Vélib pour retrouver mes vélos, et je suis sûr de vérifier les avis avant de les prendre. C’est nécessaire de vérifier si les roues ont des problèmes, comme un pneu crevée. Avant de partir, essayez les freins. J’ai eu plusieurs vélos où seulement un frein marchait, et ce n’est pas la fin du monde. Mais ce n’était pas trop drôle quand j’étais en train de descendre une colline, très vite, et mes deux freins se sont cassés. Ce n’était pas exactement idéal quand je roulais tranquillement sur mon vélo et qu’une de mes pédales s’est complètement détachée d’un coup. Faire du vélo à Paris, c’est apprendre la résilience. C’est apprendre des réflexes rapides. C’est apprendre à faire avec (ou plutôt, à faire sans !).

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Mais dans chaque moyen de transport, j’ai eu des moments tangibles de connexion. Le seul endroit où on me parle régulièrement comme si j’étais parisienne, c’est à la station d’accueil des Vélib. “Celui-ci fonctionne bien ?” Des blagues, échangées entre étrangers sur le manque de fiabilité d’un service que nous continuons à utiliser, tous les jours. Dans le bus, quand j’établis un contact visuel avec un enfant avec des doigts collants et seulement quelques dents. Quand un arrêt brusque fait rouler une poussette et j’attrape le guidon, le parent accablé s’excuse. Dans le métro, où la pratique du silence et de l’intériorité est bien établie, j’écoute la musique avec une amie et nous dansons sur la plate-forme. Je vois une femme qui lit le même livre que moi de Françoise Sagan, tête baissée et jambes croisées. Je me souviens de l’homme qui portait un casque audio, des lunettes de soleil, un manteau à carreaux et la broche d’une mockingjay des livres “Hunger Games.” Je pense à la petite fille qui rentrait avec ses parents, elle devait avoir douze ou treize ans, qui avait mis une photo du jeune Johnny Depp sur le fond d’écran de son iPod Touch. Ou bien la soirée où un jeune homme, déjà en état d’ivresse, est monté sur la ligne 7 avec une bière ouverte. Il s’est assis et il a commencé à fouiller dans son sac-à-dos. Finalement il en à retiré un calice : doré, énorme, presque médiéval. Il à versé l’entièreté de sa bière dans le calice, et à remis la bouteille vide dans son sac, proprement. Il buvait des petites gorgées et j’ai regardé, incrédule, en pensant: “j’adore le métro.”

Par Esmé Smith, VWPP Printemps 2024

 

Spectacle de Vivaldi à la Sainte-Chapelle

En avril, j’ai vu une affiche dans un café pour un spectacle de musique classique à la Sainte-Chapelle. La Sainte-Chapelle, une magnifique église construite au 13e siècle. Elle a été construite à l’origine après que Louis IX, ou Saint Louis, eut acheté la Sainte Couronne d’épines. La relique était conservée dans l’église, où seuls le roi et le prêtre y avaient accès. L’église est somptueusement construite dans le style gothique, avec ses « os » apparents, comme disent les historiens de l’art. Le niveau supérieur, principale attraction de l’église, présente des plafonds incroyablement hauts et des murs presque entièrement recouverts de vitraux qui, à partir de la Genèse, représentent des histoires bibliques. Je m’intéressais à entendre la musique dans cet espace autrefois religieux, donc j’ai acheté un billet à un prix réduit pour les étudiants.
Je suis arrivée à l’église dans la soirée, à l’heure où elle est généralement fermée. Le concert était une prestation des Quatre Saisons de Vivaldi, quatre concertos pour violon qui
emmènent l’auditeur dans un voyage à travers l’année, en commençant par le printemps. Vivaldi a publié chaque concerto avec un sonnet d’accompagnement qui décrit l’esprit de chaque saison.


La salle supérieure avait été transformée en salle de concert, remplie de centaines de chaises recouvertes de velours rouge. Le concert a duré une heure et demie, pendant lesquelles l’air était rempli des magnifiques harmonies des instruments à cordes, tandis que les vitraux flamboyaient dans le soleil couchant et s’assombrissaient avec le crépuscule. Le violoniste principal a joué avec passion, bougeant tout son corps avec son instrument et marchant même de long en large dans les allées. En écoutant la musique, j’ai réfléchi à la manière dont des lieux de culte emblématiques tels que la Sainte-Chapelle ont souvent été transformés en destinations touristiques. Contrairement aux autres églises de Paris, l’entrée de l’église est payante et à l’intérieur, vous trouverez des audioguides et une boutique de souvenirs. C’était difficile d’imaginer un moment où l’église était seulement occupée par le roi, le prêtre, et la Sainte Couronne d’épines, censée être couverte dans le sang de Jésus. À mon avis, les spectacles de musique, même s’ils ne sont malheureusement pas gratuits, rappellent l’objectif initial et l’utilisation de ces magnifiques espaces en tant que centres de la vie spirituelle.

Par Julia Pippenger, VWPP Printemps 2024

Le Treizième Arrondissement, la perle inconnue de Paris

Le 13eme arrondissement de Paris n’a jamais été discuté comme quartier jeune, quartier chic or quartier très stylé mais je veux vous dire que si vous avez la chance d’y habiter, saisissez-la. Située au cœur du 13eme est évidemment l’une des choses dont tout le monde parle : la BNF ou Bibliothèque François Mitterrand, et oui c’est aussi amusant que vous en pensez. Dans la BNF se trouvent deux anciens globes, l’un du ciel, l’autre du monde, fait au 16eme siècle. Avant, ils étaient au château de Versailles, et ils font maintenant partie de la collection de la BNF. La BNF est un des meilleurs endroits pour étudier dans le 13eme et c’est une bonne idée de s’y inscrire comme étudiant, peu importe où vous habitez. Il existe des salles avec différents thèmes, comme les jeux vidéo, ou des bibliothèques traditionnelles.


Un des aspects que j’ai fini par adorer, c’est le fait que c’est vraiment un quartier de Parisiens et un quartier résidentiel même quand il y a beaucoup du monde à Paris, dès que vous entrez le 13eme, c’est beaucoup plus calme. Créé par les résidents qui sont variés et uniques, le 13eme abrite d’énumérables petits magasins avec des vendeurs gentils et des produits de très bonne qualité, des boulangerie, ou marchés bio. Le week-end, sur la rue Jeanne d’Arc, il y a un marché où tous les vendeurs viennent pour mettre en valeur leurs produits et tous les locaux font les courses.
La chose peut être la plus magnifique du 13eme, c’est évidemment la ligne 14, à mon avis la meilleure ligne de métro. La ligne 14 peut vous amener n’importe ou à Paris très vite : au maximum, avec la ligne 14, je devais changer de train une fois. Il y a plein d’autres petits endroits cachés et beaux dans le 13eme comme les usines transformées en restaurant, le meilleur banh mi que vous avez jamais goûté dans la vie, ou des bars avec le plus gentil patron du monde, mais c’est à vous de les découvrir.

Par Julian Heller, VWPP Printemps 2024