Écriture créative – Textes de Juno WRIGHT

L’avant 

Sans mots 

Quand j’étais une enfant, je suis allée dans un collectif artistique situé dans la campagne de New York. Là-bas, j’ai créé un moulage de ma main en cire. 

J’ai plongé ma main dans un chaudron de cire. Elle était chaude, confortable. Une sensation merveilleuse. À chaque fois que je la plongeais, je la relevais en l’air, laissais la cire refroidir et durcir, puis la replonger encore. Au bout d’un moment, les couches sont devenues plus épaisses, comme un très grand gant, et j’ai pu retirer ma main et y verser un mélange de plâtre. 

Je pense que les mots sont similaires. Ils ont besoin de s’accumuler dans les souvenirs et les expériences pour gagner un sens réel. 

C’est difficile d’écrire avec des mots sans souvenirs attachés, sans émotion. 

★ 

Quand j’utilise un mot en anglais, chaque souvenir d’écouter, de parler, de ressentir ce mot-là avec moi. Même si je ne m’en rends pas compte. La plupart du temps, je ne peux pas me souvenir ou trouver comment j’en suis venue à connaître et à ressentir ce mot. Ces mots maternels sont inextricablement liés à moi. 

Les mots que je connais en français sont affamés de leurs propres souvenirs, et donc, souvent, ils sont également affamés de sentiments. 

★ 

Les mots sans les souvenirs sont engourdis. 

Et moi je me sens aveugle en les utilisant. 

La (dés)orientation 

Allégorie de l’hiver (et de l’amour) 

Je monte les escaliers du Sully Wing. Chaque étage devient un peu plus silencieux. Ça me plaît. Au dernier étage, je trouve mes amies qui sont arrivées une heure et demie avant moi. Je me sens seule. Elles descendent les escaliers. Je reste avec les tableaux. Je perds mon sens de l’orientation. Je regarde le tableau que je décide de peindre dans mon cours de peinture et j’oublie son nom.

Le contact 

Château d’Eau 

Montant les escaliers de la gare à Château d’Eau, la pluie me réintroduit au monde lorsqu’elle m’éclabousse : tout d’un coup, une feuille de brume. Aujourd’hui le nom de cette station lui convient. 

La promenade 

C’était une femme méthodique. Elle planifiait des choses. Et aujourd’hui, debout dans l’ombre de la sécurité de la grande porte mécanique en métal de son bâtiment académique, elle a planifié son chemin, malgré le fait qu’elle ait emprunté cette route d’innombrables fois. Elle a eu du mal à se concentrer, car deux voix hurlantes résonnaient derrière elle. Les voix s’éloignèrent lentement, laissant place à d’autres sons, et puis elles sont devenues complètement obscures. Dans ce nouveau silence, elle percevait des bruits derrière la porte. Le moteur d’une voiture, une éclaboussure silencieuse, et oh– la pluie, définitivement la pluie : un filet constant si elle ne se trompait pas. Elle sortit un parapluie jaune de son sac, puis étendit son bras pour atteindre le bouton en plastique qui contrôlait le mouvement de la porte. 

Lorsqu’elle a finalement ouvert la porte, parapluie dans la main, elle était à moitié déçue de découvrir que, en fait, il ne pleuvait pas du tout. Au contraire, le soleil brillait, scintillant sur la chaussée glissante et reflétant sa lumière vers elle. Il avait certainement plu, bien que ce soit évident à en juger par la chaussée mouillée, mais elle aurait vraiment pu jurer avoir entendu la pluie juste avant de marcher dehors. Elle referma la fermeture velcro autour du corps jaune du parapluie et le mit dans son sac. Et pour un instant, elle se demanda : qu’est-ce qu’elle avait entendu, alors, derrière la porte là ? 

L’habituation 

La promenade encore 

Faisant ses premiers pas vers la rue cet après-midi-là, elle se sentait comme d’habitude : ordonnée, polie, concentrée, ou plutôt elle le paraissait (elle paraissait ainsi pour n’importe qui passant par là) car, apparemment sortie de nulle part, elle sentit un étrange frisson la traverser, et elle ne le laissa pas se montrer. C’était le sentiment d’être observée, d’être certaine des yeux d’un autre sur elle, mais lorsqu’elle scruta rapidement les environs, elle ne trouva personne d’autre qu’un vieil homme qui marchait de l’autre côté de la rue, dans la direction opposée. Elle le regarda tourner au coin de la rue et vit clairement lorsqu’il disparut de sa vue, mais le sentiment resta présent en elle. 

Sans mots 

Je tends les bras dans l’obscurité pour trouver les murs. Au début, il m’arrivait souvent d’entrer dans le placard plutôt que dans la salle de bain. Aujourd’hui, je parviens généralement à trouver la salle de bain grâce à une sorte de mémoire musculaire dont je ne sais pas vraiment comment elle s’est développée. 

Le flou 

La promenade encore 

Elle secoua sa tête, comme pour chasser une mouche, et réalisa que, distraite par l’homme, elle avait arrêté de bouger. Commençant à marcher encore, elle jeta un dernier coup d’œil dans la direction où l’homme s’était enfui, laissant son regard se poser là pour quelques instants tandis qu’elle avançait. Et elle

le regretta immédiatement, car elle était forcée de s’arrêter encore, se retournant et trouvant son pied droit plongé dans une flaque d’eau. Franchement, ce n’était pas trop grave, car elle avait mis des bottes de pluie ce jour-là après avoir consulté la météo : il était dit qu’il pleuvrait toute la journée. Il était censé pleuvoir. 

Mais ça la dérangeait tout de même d’avoir fait cette boulette alors qu’elle était ordinairement très attentive à où elle marchait. En fait, elle se demandait si elle avait jamais marché dans une flaque d’eau avant. Elle n’avait jamais marché dans un nid-de-poule, ni dans une crotte de chien, ni dans n’importe quoi du tout de suspect. Mais hélas, elle se souvenait d’un épisode de son enfance où elle avait marché dans une flaque d’eau pendant qu’elle se promenait avec sa mère, qui lui avait tout de suite dit d’éviter les flaques d’eau à l’avenir, car on ne sait jamais à quelle profondeur elles peuvent aller. Puis, elle se souvenait avoir imaginé une flaque d’eau infiniment profonde, sombre et froide, suspendue sous la rue comme un portail vers un autre monde, et la peur qu’elle avait ressentie, comment elle avait serré un peu plus fort la main de sa mère. 

En regardant ensuite vers la flaque d’eau, qui enveloppait sa botte de pluie droite, elle était surprise de la trouver presque noire : surprise de voir son reflet la regarder en retour dans l’obscurité. Alors qu’elle retirait son pied, elle évaluait l’apparence de la flaque, essayant de regarder au-delà de son visage ondulé et inversé qui, reflété là, l’étudiait attentivement même comme elle étudiait la flaque d’eau. Elle conclut que cette flaque semblait plus profonde qu’elle était en réalité, contrairement à la flaque d’eau imaginaire qu’elle avait imaginée quand elle était une enfant– une flaque d’eau qui semblait peu profonde mais qui était en fait très très profonde– la flaque devant elle semblait très profonde, même sans fond, sans fin, dans l’obscurité, mais était en fait assez peu profonde, comme elle venait de découvrir. 

L’obscurité du matin 

Dans le miroir, je regarde la fissure sur le mur qui se reflète devant moi. Je regarde son obscurité et je me tourne presque pour mieux la voir. Peut-être que je la traçais du bout de mes doigts. Je ne l’ai jamais touchée, mais j’imagine qu’elle est rugueuse et froide. 

Je détourne mon regard du miroir et passe mon œil à l’horloge. Encore en retard. J’ouvre le placard pour prendre ma brosse à dents, poussant le miroir et sa vue de la fissure au loin. 

La découverte 

Avec mots 

D’écrire c’est de s’habiller dans le miroir. 

sheltered stores of 

shadowy secrets, and 

colorful unknowns 

D’écrire c’est de sentir.

Une démangeaison engourdie, imperceptible, hors d’atteinte, sous ma peau, respirant. Je sens une intelligence interne séparée de la mienne. Elle respire sans que je le lui demande. 

C’est l’image qui vous fait grimacer certains soirs. 

sang, carnage 

C’est de copier la voix de la radio de vos matins d’enfance. 

C’est d’enfin être compris. 

C’est d’enfin être mal compris. 

FLORENCE 

I have been here before. 

RACHEL 

oh 

FLORENCE 

I came here as a wave. 

RACHEL 

Hm. 

C’est de voir une femme grogner dans le métro. 

C’est la bouillie entre le réveil et le rêve. 

briser le sceau vers la conscience totale 

C’est d’espérer qu’ils ne remarquent pas que tu les remarques. 

Je sors dans l’appartement plein d’hommes d’âge moyen, portant des tenues professionnelles, qui inspectent différentes parties de l’espace. 

C’est d’espérer qu’ils ne jouent pas. 

À ma gauche, j’entends « tu veux une coiffure ? Venez ! ». Je refuse, toujours avec un sourire, un sourire qui, je pense, signifie « peut-être demain », et je jette un coup d’œil à l’intérieur.

D’écrire, c’est d’être vu. 

Elle rit, me regarde dans les yeux un instant. 

C’est de rester invisible. 

Je ris encore, m’attendant à trouver des yeux sur moi lorsque je baisse la tête. Je n’en trouve aucun.

D’écrire c’est de sonner cliché. 

Récemment 

D’écrire, c’est d’aller plus loin que ce que tu aurais espéré. C’est de se perdre. 

De perdre l’élan. 

C’est de regarder en arrière ce que l’on a fait sans penser et y voir une pensée. 

affamés de sentiments 

C’est de renoncer au sweet-sounding word 

my own lips 

could make 

the sound of her 

D’écrire, c’est de se regarder nu dans le miroir 

je vois au début 

rien que moi-même 

(tes vêtements te manquent un peu). 

C’est de laisser les autres te regarder 

et deviens plein de pitié. 

alors que tu te regardes toi-même 

Je m’étouffe de cette pitié 

nu dans le miroir.

Écriture créative – Introduction aux textes du printemps 2026

“Ce semestre, l’atelier d’écriture créative a pu bénéficier d’un format de douze séances de deux heures : le travail d’écriture s’est trouvé approfondi au-delà des six séances habituelles. Les textes retenus ici par chaque étudiante forment un bref recueil ayant sa cohérence, même s’ils ont été écrits indépendamment les uns des autres. 

Ce qui frappe, à leur lecture, c’est la personnalité littéraire déjà bien affirmée de leurs autrices. Si les consignes des activités d’écriture orientent nécessairement vers certaines thématiques communes, et notamment l’expérience d’écrire en français à Paris, ces recueils diffèrent par les directions prises et les ambiances singulières. Entre la force métaphorique et poétique, la maîtrise du registre humoristique, l’attention aux atmosphères, la tonalité subtilement introspective, l’élaboration d’un dispositif moderne au service d’une écriture incarnée, on a ici autant de propositions véritablement littéraires.

Je tiens à saluer chaleureusement Caecilia, Emily, Juno, Maeve et Margaret pour ce superbe travail, et remercier Tom et toute l’équipe du VWPP d’avoir donné à l’atelier la chance de gagner en ampleur. C’est avec une grande joie que je vous en souhaite bonne lecture.”

Alexis WEINBERG, professeur d’écriture créative du VWPP

Mes trois cafés préférés à Paris

Aujourd’hui, je voudrais partager mes quatre cafés préférés à Paris pour étudier, l’atmosphère et la tranquillité.
Paolina Caffè est un café italien situé au 42 Rue de Turenne, dans le Marais. La rue de Turenne est une rue de la mode et le meilleur lieu pour faire du shopping vintage. Paolina Caffè est un mélange de café, bar et restaurant. C’est souvent occupé, et on peut se trouver debout au bar comme les Italiens typiques. Je préfère ce Tiramisu latté, avec la saveur très crémeuse, et aussi cette musique jazz et l’esthétique du miroir sur le mur et le plafond.


J’ai découvert BING SUTT au coin de la République, l’emplacement exact est au 22 Rue Béranger. C’est un café mêlant le style hongkongais avec le style parisien. Je préfère le thé au lait de Hong Kong, qui a le même goût qu’à Hong Kong. Si on visite juste une heure avant la fermeture du café, il n’y a plus de nourriture. Mon goûter préféré est le bun au lao gan ma, qui est une huile pimentée chinoise très populaire. J’aime beaucoup le mélange de cette huile de ma culture avec le bun, qui est devenu plus français.


Cortado est un café espagnol situé au 31 rue Charlot, à côté d’une boutique vintage très populaire, 29 rue Charlot. J’ai visité Cortado pour la première fois un jour de pluie. Immédiatement, je suis tombé amoureux de ce cookie. C’est la deuxième fois que je découvre que le café ne diffuse que de la musique espagnole et que tous les employés parlent espagnol. Bien que le café ne permette pas d’utiliser l’ordinateur, j’y ai passé du temps à lire un livre pour mon cours et à écrire mes pensées.


Mes cafés préférés à Paris ne sont pas tous classiquement français, mais je pense que cela montre la diversité d’une ville populaire du monde comme Paris.

Par Maggie SUN, VWPP Printemps 2026

Exploration de Paris-Palimpseste à travers le street art

L’idéalisation de Paris se retrouve partout dans les médias, comme dans les films, sur Instagram et dans la musique. Dans mon cours de Paris-palimpseste avec le Professeur Sigal, nous explorons le concept de fantasmagories à Paris, présenté par Walter Benjamin comme la création d’une illusion pour monter la totalité d’un concept. Pour mon projet final, je veux explorer comment le street art aide à créer ou à déconstruire cette idéalisation de Paris. Donc j’ai fait une balade dans le 20eme et le 11eme arrondissement pour explorer le street art et ici sont mes œuvres préférées. J’ai commencé dans la rue de Ménilmontant avec l’œuvre de Post (fig.1) qui a attiré mon attention avec ses figures abstraites et ses couleurs vibrantes. Ensuite, je me suis trouvée dans la rue de la Fontaine-au-Roi, qui abrite une diversité de street art réalisée par différents artistes. Il y a des œuvres plus politiques qui montrent l’activisme dans l’art et d’autres plus artistiques qui représentent la créativité. Par exemple, l’œuvre de Ridler traite de l’astronomie et j’aime bien son utilisation du rouge (fig.2). Mon prochain arrêt était au mur d’Oberkampf. J’aime ce mur parce que toutes les deux semaines, un nouvel artiste est invité pour créer une nouvelle œuvre, donc on trouve différents styles chaque fois. À la comparaison des autres œuvres, SATR, une artiste de Londres, a utilisé seulement le noir et le blanc qui portent un sentiment plus spirituel (fig. 3). Finalement, j’ai fini avec L’ombre de Paname (fig. 4) d’Osmoz et Teky sur la rue de Ménilmontant. Cette œuvre est ma préférée parce qu’ils font un bon travail avec la représentation de Batman dans une ville comme Paris. Paris a une grande culture de l’art qui se trouve partout, dans les musées, les galeries et aussi les rues. J’ai choisi le street art parce qu’il est très accessible à tout le monde et nous sommes exposés à ces perspectives tous les jours parce qu’il est très populaire à Paris.

Fig. 1

Fig. 2

Fig. 3

Fig. 4

Par Danna MELCHOR, VWPP Printemps 2026

Manger à la française

L’étiquette de table offre un aperçu de la culture française, particulièrement dans son appréciation profonde pour la nourriture comme une expérience sociale. En effet, l’étiquette française est si importante culturellement, qu’elle a même été officiellement reconnue par l’UNESCO.

Pendant mon séjour à Paris, je suis arrivée à la réalisation que les petits détails sont très importants. Le pain, par exemple, est mis à gauche de l’assiette sur le table — jamais sur l’assiette elle-même. Alors qu’aux États-Unis, le pain est généralement servi comme entrée avant le plat principal, en France, il sert d’accompagnement au plat principal — on peut l’utiliser pour aider à mettre la nourriture sur sa fourchette.

Tout aussi important est un sens de patience qui façonne le repas. Les invités doivent attendre que l’hôte commence à manger, ce qui met l’accent sur la nature communautaire du repas. Les dîners, eux-mêmes, sont lents, sans hâte — ils durent entre une heure et une heure et demie, et ils se déroulent sur plusieurs plats : une entrée, un plat principal, des fromages, et, enfin, le dessert.

Le plat de fromage, ma préférée, a sa propre étiquette. Typiquement, les fromages sont servis en trois, et il est considéré comme inapproprié de couper le nez du fromage, qui est plein de saveurs et doit être partagé également par tout le monde.

L’étiquette française nous encourage à ralentir et apprécier la nourriture devant nous et l’amitié autour de nous. Ces règles deviennent rituelles qui révèlent la beauté dans la vie quotidienne.

Par Cece JANSSENS, VWPP Printemps 2026

Où trouver la musique à Paris

J’adore la musique et un des grands avantages d’habiter dans une grande ville est l’abondance des opportunités pour écouter la musique en direct. Alors, voici quelques exemples des lieux où il y a de la musique en direct.

Les clubs de Jazz

Comme un centre culturel, Paris a une histoire riche avec plusieurs genres de musique, en particulier le jazz. La ville abrite beaucoup de clubs et de bars où vous pouvez découvrir le jazz. Un lieu célèbre est Le Caveau de la Huchette, connu pour son apparence dans le film La La Land. Il y a des musiciens chaque nuit qui jouent du jazz et du swing. C’est typique de voir les couples qui dansent ensemble, et même d’être invité à danser. Un autre lieu est 38Riv, qui est un peu moins populaire. Il offre des concerts en jazz et également dans les autres genres comme le funk. Il y a aussi des sessions de jam, où vous pouvez jouer ou chanter. Si vous êtes pas musicien, c’est toujours sympa d’être dans l’ambiance.

Au les festivals

Comme une grande ville, Paris a un sélection des festivals de musique pendant l’année. Vous pouvez trouver n’importe quel genre musical que vous voulez. J’ai vu un concert au festival Jazz à la Villette. Il y avait deux groupes musicaux, un groupe de jazz-funk et un rockstar afro-cubain. C’était dans un salle de concert géniale et il y avait plein d’options à partir de ce concert spécifique. Les festivals sont souvent annoncés en ligne et il y a des affiches partout dans la ville.

Dans les rues

Même si vous n’allez pas aux concerts organisés, la musique est partout ici. Il y a des musiciens talentueux qui jouent dans les rues pour gagner de l’argent. Parfois ils sont tout seuls avec leurs instruments, mais d’autres fois il y a un groupe musical entier. C’est facile de trouver les musiciens près des grands monuments. Si vous aimez la musique pop, il y a souvent les chanteurs au Trocadéro et près du Sacré Cœur, qui jouent beaucoup de chansons de Bruno Mars et Ed Sheeran. En plus, il y a parfois un grand groupe qui joue de la musique plus classique près de l’Hôtel de Ville (et ils vendent les CDs aussi). Surtout, c’est sûr que couz trouvera toujours la musique pendant vos trajets et vos activités quotidiennes à Paris.

Par Clare SULLIVAN-CATLIN, VWPP Printemps 2026

La Cuisine Asiatique à Paris

Avant de venir à Paris, ce que j’attendais avec le plus d’impatience était la nourriture. J’ai grandi
avec la cuisine française grâce à ma grand-mère française, mais j’avais hâte d’essayer la cuisine
authentique directement de la source. Pendant mes trois mois ici j’ai goûté plein de nourriture française incroyable. Mais ce qui m’a le plus surpris sur la scène culinaire parisienne, c’est l’importance et l’excellente qualité de la cuisine asiatique. Je me suis retrouvée plus souvent à manger japonais et chinois que français (qui peut être très cher). Les nouilles, les raviolis, les onigiris, le boba, et le poké sont des choses que je mange toutes les semaines. Donc, je veux partager quelques restaurants asiatiques de Paris avec mes avis.


Pour le poke :


1) Nezard – Très près de Reid Hall, ce traiteur asiatique offre un poke délicieux pour un prix le plus
bas de Paris. Il y a plein d’ options pour les légumes et les sauces. Les options de poisson sont plus limitées comme ils n’offrent que le saumon, mais c’est vraiment frais et délicieux. Ils ont aussi des plats divers de cuisine chinois comme les raviolis et les nouilles, mais je ne les ai pas encore essayés.
2) Poké Up – Très près de chez moi dans le neuvième arrondissement, ce restaurant est celui où je vais le plus souvent. Les options de poissons, sauces, légumes, et riz sont divers et délicieux. Ces bols de poké sont un peu plus chers que ceux de Nezard et parfois moins savoureux. Cela dit, j’adore Poké Up, comme c’est mon endroit préféré quand je ne sais pas quoi faire pour le dîner.


Pour les raviolis :


1) Ravioli Nord-Est – avec de nombreux emplacements à travers Paris, ce restaurant n’est pas cher et vraiment délicieux. Vous pouvez manger dix raviolis pour seulement huit euros. Ils ont plein
d’options pour les raviolis avec différents légumes et viandes et les entrées sont délicieuses. Une
fois j’ai emporté mes raviolis au seine une expérience incroyable.


Pour les onigiris :


1) Gili-Gili – très près de chez mois, ce petit restaurant ont des onigiris grands et frais pour un prix
très bas. Trois onigiris de chez Gili-Gili suffisent pour le déjeuner et c’est un déjeuner fantastique.
2) Main Fan Onigiri – très près de chez moi, Mian Fan Onigiri ont des onigiris délicieux avec
beaucoup de riz (une caractéristique des onigiris controverse, mais que j’aime beaucoup). Ces
onigiris sont les plus grands que j’ai jamais mangé pour un prix très bas.


Pour le thé boba :


1) Xing Fu Tang – leur boba est très frais et savoureux. Ils ont beaucoup de saveurs. Moi, j’aime
beaucoup le Milk Tea qui est très simple et délicieux.
2) Poké Up – leur boba est aussi bonne que leur poke. Ils ont plein d’options mais mon préféré est le Brown Sugar qui est très sucré et délicieux.

Mener vos visiteurs à Paris

Pendant le mois de mars, j’avais quatre amies des États-Unis qui m’ont rendu visite à Paris à différents temps. Il y avait une de Wesleyan, deux du lycée qui sont amies entre eux aussi, et ma meilleure amie que je connais depuis l’école primaire. Quand on a des visiteurs, on peut sentir la pression de trouver les meilleures choses à faire et d’assurer qu’elles ont une expérience magique.  Parce que j’ai passé trois semaines entières en visitant des lieux plus ou moins touristiques avec mes amies, je vais créer une liste des choses qu’elles (et moi) aimaient faire ensemble à Paris. 

  1. Faire un picnic au Jardin du Luxembourg (ou un autre parc)

La deuxième semaine où j’avais mes amies à Paris, il faisait très beau. Le ciel était parfaitement bleu, les fleurs avaient commencé à apparaître sur les arbres, et il y avait tout le monde dans le Jardin du Luxembourg. Nous sommes allées ensemble pour faire un picnic de goûter un après-midi. Nous avons acheté des churros d’un petit café près du jardin, et des fruits et des chips d’un supermarché, et après, nous sommes allées au jardin pour trouver des chaises. Cela était vraiment difficile, mais après avoir eu du succès, c’était génial de profiter du soleil, et d’observer des gens et des canards. 

  1.  Aller aux musées plus petits 

Tout le monde sait qu’il y a beaucoup de musées à Paris; ce n’est pas une activité originale. Mais, avec mes amies nous avons exploré des musées plus petits, et il y en avait quelques uns que je ne connaissais pas. Nous sommes allées au deux musées de l’art contemporain ou moderne, la Bourse de Commerce et le Musée d’Art Moderne à Paris. Les deux étaient géniaux, et les lieux étaient beaux aussi. La Bourse de Commerce est dans un bâtiment circulaire, et le centre est une cercle avec un toit très haut et une peinture circulaire qui est magnifique pour sa grandeur. Le Musée d’Art Moderne à une vue exceptionnelle de la Tour Eiffel, et il est juste à côté du Palais de Tokyo, un autre musée qui était fermé, mais, il y avait un magasin et un café ouverts que nous avons beaucoup aimé. Avec une autre amie, je suis allée au Musée de l’Orangerie, où nous avons adoré Les Nymphéas de Monet, même si les salles étaient vraiment bondées. 

  1.  Explorer des parcs de Paris

Je suis allée quelquefois au Jardin du Luxembourg avec mes amies, mais nous sommes aussi allées au Parc de Buttes-Chaumont, au Jardin des Tuileries, au cimetière Père Lachaise, et dans d’autres parcs plus petits que nous avons trouvé en marchant. Quand il fait beau, les parcs de Paris sont une de mes choses favorites. Dans une grande ville, il est important d’avoir des lieux naturels pour prendre un pause et apprécier la nature. Mais, il est important de noter qu’il y a une variation entre les styles des parcs à Paris. Les jardins et les parcs ont une ambiance différente, et ce qu’on préfère dépend entre les gens. 

  1. Visiter les friperies et les marchés aux puces 

À Paris, il y a beaucoup de friperies et des marchés aux puces. Je suis allée à plus de friperies que je peux compter et au marché aux puces de Saint-Ouen avec mes amies. Nous sommes entrées dans des friperies qui vendent des vêtements vintage de marque qui étaient très belles et fascinantes à regarder, et dans d’autres avec des collections qui ne sont pas soigneusement sélectionnées. Il y a une grande variété à Paris. Aux puces, il était intéressant de regarder tous les objets, pas seulement les vêtements; il y avait des affiches, des couverts, de la musique, des livres, des meubles, et plein d’autres choses. Cependant, le lieu peut être un peu écrasant. 

Par Vasilia YORDANOVA, VWPP Printemps 2026

Trois Lieux Unique à Paris 

Après trois mois à Paris, j’ai découvert plusieurs endroits sympathiques autour de la ville. Voici trois endroits uniques que j’ai visité plusieurs fois et chaque fois il y a quelque chose de nouveau à découvrir! 

59 Rue de Rivoli:

59 Rue de Rivoli est une galerie d’art dans le premier arrondissement. En 1999 plusieurs artistes ont commencé à travailler dans le bâtiment abandonné. Les policiers allaient les expulser mais ont décidé de ne pas le faire après une attention publique et médiatique positive. La galerie a six étages avec plusieurs artistes dans chaque étage. Vous pouvez marcher vers le bâtiment et voir les artistes travailler en temps réel. Il y a un escalier spirale et sur tous les murs il y a des peintures murales très intéressantes et vibrantes. Je vous recommande!

Recyclerie:

La recyclerie est un café eco dans le 18e arrondissement. C’est un endroit où vous pouvez aller pour un café ou un repas dans un espace spacieux et énergique. Il y a plusieurs initiatives environnementales. Premièrement il y a une petite friperie pour les vêtements d’occasion. Il y a des jardins, un poulailler, un hôtel à insectes, et des ateliers environnementaux. C’est parfait pour avoir une collation et travailler sur votre ordinateur!

La Place des Vosges:

La Places des Vosges est le plus ancien parc carré de Paris. C’est dans le Marais entre le 3e et 4e arrondissements. Il y a de l’herbe, des bancs et une belle fontaine pour profiter! Certains weekends il y a un marché aux puces autour du parc ou vous pouvez acheter des vêtements, des bijoux, et des antiquités. J’aime visiter le parc pour jouer aux cartes, faire un pique-nique, ou écouter de la musique. 

Par Margo WALTERS, VWPP Printemps 2026

 

Mon petit-déjeuner chez ma famille d’accueil

Chaque matin, mon hôte prépare un plateau pour mon petit-déjeuner. Le plateau lui-même est gris et noir avec des palmiers. Elle y pose ma boîte du thé et une théière. Le jour de mon arrivée à Paris, elle m’a amené au magasin du thé tout près de notre apartment dans le 15ème arrondissement, Thé Merry Monk à 67 Rue de la Convention. Le magasin était très charmant avec des étagères remplies de grandes boîtes colorées contenant différents types de thés. C’était en janvier, alors il y avait encore des décorations de Noël avec des étoiles et des lumières scintillantes. Pendant que nous attendions de faire une commande, la dame du magasin et une autre patronne se disputaient. Elles ont parlé très rapidement, donc c’était difficile pour moi de suivre leur discussion, mais j’ai rappelé ce que j’ai appris dans mes cours de français sur la passion des Français pour les débats. Quand c’était notre tour, j’ai décidé de prendre un thé Earl Grey avec des notes de pamplemousse. Depuis ce jour, j’en bois tous les jours.
Mon hôte en a mis dans une très belle boîte violette avec un motif vert, bleu, et blanc. Je lui ai dit que le violet est ma couleur préférée, alors elle a choisi cette boîte pour moi. Elle bois du thé verte chaque matin, et elle utilise une boîte bleue et verte. Les jours qu’on prend le petit-déjeuner ensemble, on a tous les deux notre propre théière. On bois du thé et parle ensemble. Souvent, je mange des tartines beurrées pour le petit-déjeuner. Il y a toujours l’option pour manger des céréales, et elle achète souvent des céréales au chocolat et au beurre de cacahuète. Parfois, elle coupe des fruits pour nous. Par exemple, aujourd’hui, elle a mis un bol de kiwis sur mon plateau.

Les dimanches, elle achète un croissant ou un pain au chocolat. Je n’étais pas un grand fan du petit-déjeuner, mais grâce à elle et le rituel de mon plateau, je l’apprécie maintenant.

Par Theo FORT, VWPP Printemps 2026