Écriture créative S25 (1/3)

Récit inspiré du séjour parisien

  • Par Maya Yanowitch

Mon premier jour, ma première heure à Paris, j’ai vu une chèvre dans la rue. La chèvre était en dehors d’une fromagerie alors naturellement je pensais que les chèvres dans la rue, comme les fromageries étaient un phénomène pas existant à New York, mais normal à Paris. Quand j’ai découvert qu’il n’y avait pas normalement des chèvres à Paris, c’était triste pour moi. La chèvre, comme tous les animaux, les enfants, les adultes que je vois à Paris se comportait très bien. Paris est New York enveloppée avec précaution, lacée avec des métros propres, de la haute couture, pliée avec l’histoire, de la culture, et des vieilles fenêtres. New York est chaotique, bruyant animé melangé avec une vitesse qui en fait une ville qu’on ne peut pas dupliquer, quelque chose qui semble fait par accident, un produit impossible à reproduire. Si j’étais une chèvre dans le onzième, je crois que j’aurais eu une manière plus new yorkaise, plus rebelle que cette chèvre douce. C’est vrai, malheureusement que je n’ai plus vu de chèvre après ce moment. Mais je n’ai pas vu de Taco Bell, ni de métros coincés, ni d’enfants en train de pleurer, ni de chiens en train de crier, d’adultes en train de parler fort, ni de personnes dans leurs pyjamas. Alors j’attends patiemment une autre chèvre sur la rue Oberkampf. Parce que Paris n’est pas New York où les chèvres sont des animaux mythiques, parce que je n’ai jamais vu une chèvre sur Broadway. 

C’est une chèvre en face de moi. Une chèvre à Paris, une étrangère comme moi, je suppose. C’est une chèvre et une fromagerie et je crois que je ne suis plus à New York maintenant parce que je n’ai jamais vu une chèvre et un métro en même temps, ni une fromagerie dans ma vie. C’est une étrangère comme moi, cette chèvre, non, c’est une chèvre française, une chèvre qui reste tranquille, reste dans la rue comme si elle était une partie de la rue, une partie de Paris, pas comme moi. Moi je ne reste nulle part depuis trop longtemps. Je suis de New York, je ne dors jamais, toujours en train de bouger. Je le devine parce que je suis à Paris maintenant avec une fromagerie et une chèvre, avec des inconnues et une valise dans mes mains et de la fatigue dans mes yeux. La chèvre, comme Paris, reste debout, sans sourire, sans porter de vêtements bizarres comme à New York (pourquoi nous sommes toujours habillés comme ça, je ne sais pas), la chèvre est plus parisienne que moi. Et moi je suis debout dans ma rue, pas encore ma rue, mais ce qui deviendra ma rue et je vois la chèvre et je pense qu’elle est plus parisienne que moi, et je suis jalouse. Quand je pense à Paris, quand je pense à cette version de New York lacée fermement, ce New York qui résiste à l’existence chaotique, ce New York plus vieux. Je pense à la chèvre parisienne, l’autre étrangère que j’ai remplacée. Maintenant, oui, à ce moment, j’attends patiemment une autre chèvre sur la rue Oberkampf. Je n’ai jamais vu une chèvre sur Broadway. 

________________________________

Texte inspiré par l’incipit…

…du Ravissement de Lol V. Stein

  • Par Amelia Larson

C’est Moi, la Princesse

Je ne suis pas seule. Il y a plein de monde dans la salle, même Ali à côté de moi et des gens qui attendent devant la porte. Je suis dans ma tête. Les mots qui viennent de ma bouche ne sont pas à moi. Ils sont d’une Française timide et féminine. Mes paumes glissent. J’essaie de les sécher sur ma robe. 

Qu’elle est belle, cette robe ! Sa jupe tournoie comme une vague de soie, comme le tutu d’une princesse enfant. C’était le plus grand achat de vêtements que j’ai jamais fait avec mon propre argent. Cent dollars pour une robe des années 40s/50s dans un magasin vintage à Nashville où je suis passée par hasard en partant de la ville. Encore plus chère après que je l’ai apportée au tailleur sur la rue de la Jonquière. Je ne l’ai jamais portée toute une journée. 

Les mains se présentent à moi. J’inspire en regardant l’âge reflété dans le visage de mon nouveau partenaire et choisissant entre “Salut !” et “Bonsoir !”. 

Au centre, Camille porte une robe jaune clair, assez légère pour faire de bons tours. C’est novembre, mais la salle anticipe la quai Saint-Bernard au printemps. Nous tournons vers elle qui explique nos prochains pas. 

La musique commence. “Ex’s and Oh’s” d’Elle King. J’expire. Je rigole. Je suis encore moi-même dans ma tête. Je fais un petit sourire à mon partenaire. Il sent les clopes rassises. Il porte que du noir. Ses cheveux se plaquent en arrière. Il sourit largement.  

–J’ai voulu danser avec la fille à la belle robe. 

Il saisit ma main. Je rougis. Nous tourbillonnons ensemble.

Mon prochain partenaire, la femme en jeans rapiécés. Elle vient chaque semaine avec son sourire maladroit et la robe rouge dans laquelle elle se change pour la période de danse libre. J’apprécie une femme qui fait les deux parties de cette danse de rock qui est trop genrée. 

Moi, je reste follow. Je trébuche.

Je ne suis pas la fémininité française. J’ai surpris Élise, la vraie femme française, avec la déclaration que le rock est genré. Je veux danser du rythme sans règles. Mais surtout, je veux que mon tutu de princesse se déploie devant moi. 

Je fais des bêtises avec Ali. On danse ensemble en échangeant entre lead et follow complètement au hasard. J’attends son prochain pas. Nos bras deviennent le bazar. L’homme en noir demande encore une danse libre. J’accepte. Je bouche mon nez. 

Au bout du compte, je me fais tourner sans partenaire. Ma jupe remonte presque aux hanches. Je regarde les motifs de la dentelle pervenche qui s’emmêlent autour de moi. 

Introduction à l’atelier d’écriture créative (S25)

Nous avons le plaisir de vous partager les textes produits durant l’atelier d’écriture créative ce semestre. Ce week-end et le prochain, venez, revenez lire les créations de Julia, Amelia et Maya… Créations présentées par leur enseignant, Alexis Weinberg. 

« Une nouvelle session de l’atelier d’écriture créative, une nouvelle dynamique de groupe, pour ces six séances de deux heures organisées autour de six « gestes » tournés vers l’écriture : jouer, imiter, voir, écouter, se souvenir, fictionner.
Ce semestre, nous sommes allé.e.s à la Maison de la poésie à la rencontre d’Anne Serre et de Marianne Denicourt qui ont lu des extraits d’Au secours, que les éditions Champ Vallon ont eu la bonne idée de rééditer. Le Monde évoquait lors de la publication en 1998 un
« époustouflant exercice de style ». L’éloge est-il excessif, appliqué à certaines des
propositions qui suivent, manifestant déjà de fortes personnalités littéraires ?
Merci à Amelia Larson, à Julia Fedoruk et à Maya Yanowitch pour leur implication, ainsi
qu’au VWPP dirigé cette année par Jeff Rider pour son amicale confiance.
Vous croiserez bientôt une chèvre rue Oberkampf, des léopards sur un mur, une femme qui pleure ou fait semblant à la sortie du métro, vous errerez dans un Paris de rêve, vous perdrez votre portable, vous irez jusqu’à Versailles surprendre la jeune reine Marie-Thérèse.
Ce ne sera pas de tout repos, mais cela vaudra le détour. Bonne lecture ! »

Alexis Weinberg

Mon avis sur les différentes lignes du métro parisien, dans le désordre.

This slideshow requires JavaScript.

La 14 : C’est un peu comme ce pote qu’on a tous. Oui, il est cool, populaire, tout ça. Mais alors, niveau fiabilité. Tu as juste envie de rentrer chez toi après une longue soirée, et là tu découvres qu’elle est déjà fermée pour la nuit. Un peu ennuyeux, mais bon. On ne peut qu’aimer la vitesse de dingue entre Châtelet et Gare de Lyon.

La 3 : J’aime bien la 3. Je la prends pas souvent, mais à chaque fois, c’est plutôt agréable. J’adore les vieilles rames des années 60 avec l’intérieur refait à neuf en LED. Le meilleur des deux mondes. Gambetta est une station sympa et la ligne va jusqu’au campus Sorbonne Malesherbes. Ça se passe de commentaires.

La 6 : La 6 est juste “ok”. Je pense que c’est un avis pas très populaire. Les gens parlent toujours de la vue magnifique, et ouais, c’est vrai, mais c’est quand même qu’un petit tronçon. Comme expérience à faire une fois, c’est chouette au printemps, mais en plein hiver… rien à dire, c’est toujours pareil.

La 10 : Je la prends jamais. Allez savoir pourquoi, elle me donne des vibes de grand-père.

La 8 : Ça a longtemps été ma ligne principale, et franchement, quelle ligne. La 8, c’est littéralement un cercle de l’enfer façon Dante. Dieu merci elle ne passe pas par Châtelet, sinon ce serait vraiment l’enfer sur Terre. Chaud, étouffant, avec ces vieux trains des années 80 un peu glauques. Au moins la 13 a parfois des rames un peu plus modernes avec portes automatiques. Ah, la 8… que de souvenirs.

La 1 : Elle est bien, rien à redire. Les rames ressemblent un peu à des jouets, mais dans le bon sens.

La 2 : Je la prends quasi jamais. On dirait un peu la sœur oubliée de la 6 (elles font une boucle toutes les deux).

La 4 : Je la prends tout le temps. C’est vraiment le bourreau de travail du métro. Un peu bondée, mais au moins, elle est bien équipée avec le matos automatique. Et franchement, la distinction entre Les Halles et Châtelet, c’est un chef-d’œuvre d’urbanisme. Merci aux urbanistes.

La 13 : J’en ai entendu des histoires d’horreur, mais je la prends rarement. Une fois, j’étais dans une rame de la 13 alors que je prenais la 8, y’avait la carte et tout. Bizarre.

La 5 : Je la prends pas souvent. Mais j’aime bien les rames. Le métal > les pneus. J’arriverai jamais à accepter les métros sur pneus.

La 9 : Si la 8 et la 9 sont des sœurs, alors la 9, clairement, c’est l’enfant préféré. De jolies rames, un tronçon sympa près de Bonne Nouvelle juste à côté de la 8. Je la prends pas souvent, mais si ça arrive, ça me dérange pas. Bon, Saint-Lazare, c’est un peu un mini-Châtelet quand même…

La 11 : Bizarre… Elle commence à Châtelet et part vers une banlieue. Un genre de Frankenstein entre métro et RER. Mais je l’utilise pour aller à Buttes-Chaumont et à Belleville, deux de mes coins préférés à Paris.

La 7 : C’est l’enfant du milieu entre la 8 et la 9, au sens propre comme au figuré. Elle peut être aussi insupportable que la 8, mais parfois, ça va. La bifurcation est sympa et elle passe par des endroits intéressants.

La 12 : Je la prends quasi uniquement pour aller à Montmartre. Elle a un côté très années 2000 je trouve. Peut-être à cause de cet éclairage intérieur verdâtre ?

Par Brendan FOSTER, VWPP Printemps 2025

Un jour, quatre musées

La fin du semestre approche, et comme je vais bientôt rentrer chez moi, j’ai décidé de profiter de mes dernières semaines à Paris pour visiter quelques musées. Pendant une journée libre, j’en ai visité quatre, chacun très unique. Ici, je vais détailler ma journée des musées – peut-être vous en trouverez un qui vous intéresse !

La Maison Elysée

J’ai commencé cette journée à la Maison Elysée, où j’ai fait une visite guidée. Ce petit musée, en face du Palais de l’Elysée, facilite la découverte de cet ancien bâtiment et la présidence française. J’ai beaucoup apprécié ce musée, car j’ai appris beaucoup pendant juste un peu de temps. J’ai trouvé l’histoire du Palais très fascinante, et j’ai aimé également la salle avec les cadeaux diplomatiques. Il y a aussi un salon de thé avec des pâtisseries préparées par l’équipe du Palais, si on veut manger un petit goûter avant ou après la visite.

Paris Galliera

Le deuxième musée que j’ai visité a été Paris Galliera, un musée de mode. Là, j’ai vu une exposition qui s’appelle « La Mode en mouvement » qui inclut beaucoup de vêtements sportifs. Dans le musée, il y avait une partie plus générale, où il y avait des tenues diverses, liées avec plusieurs sports, et aussi une partie plus spécifique, qui s’est concentrée sur les sports d’hiver. Cette exposition souligne l’évolution de la mode, particulièrement dans la section dédiée aux sports d’hiver, et c’est très intéressant de voir les différences entre les tenues des XIXe, XXe, et XXIe siècles.

Musée de l’Orangerie

Ce musée, qui se situe dans le jardin des Tuileries, est très connu en tant que demeure des Nymphéas de Monet. J’ai beaucoup apprécié ces peintures, mais j’ai aussi adoré l’exposition temporaire qui s’appelle « Dans le flou ». Les œuvres de cette exposition étaient contemporaines, et malgré le fait que l’art contemporain ne m’intéresse pas trop en général, j’ai trouvé cette collection très fascinante. Il y a des photos, des peintures, même un court-métrage…il y a quelque chose pour tout le monde. 

Musée Marmottan Monet

Pour moi, c’était l’après-midi de Monet. Après l’Orangerie, je suis allée au Musée Marmottan Monet. J’ai aimé les collections permanentes de ce musée, en particulier les œuvres de Monet, mais ma partie préférée était l’exposition des peintures de Boudin. Ses représentations de la mer étaient tellement belles, et c’était intéressant de voir des peintures des régions que je connais grâce à la photographie. 

Par Alexis Earp, VWPP Printemps 2025

CONNEXION – Le podcast de Dora et Julia

Nouveau semestre qui s’achève, nouveau podcast à écouter ! Notre enseignante Laetitia GERMAIN-THOMAS a accompagné ce printemps Dora GRAHAM et Julia FEDORUK dans le processus créatif et rigoureux de composition d’un podcast. En résulte des capsules sonores originales, intimes, intitulées CONNEXION. Tous les épisodes sont d’ors et déjà disponibles ci-dessous et sur SoundCloud. A écouter sans modération… ! 

Bravo à toutes les trois pour votre collaboration ce semestre.

4 choses il faut absolument faire à Marseille

  1. Voir la basilique Notre-Dame de la Garde 

Cette église est vraiment sans pareil. A l’extérieur, il y a une vue d’ensemble sur la ville de Marseille qu’il ne faut pas rater. A l’intérieur, les bateaux miniatures suspendus du plafond et les ex votos qui racontent des naufrages créent un atmosphère très particulière. 

  1. Faire une randonnée dans les Calanques 

Je n’avais pas prévu de randonnée quand je faisais mes valises, donc je n’ai pas apporté de vêtements de sport ni de baskets. Pas grave. J’ai fait la randonnée en jupe avec les chaussures de mon amie qui n’était pas de bonne taille. Les vues, comme vous pouvez voir, étaient incroyables: c’était une des meilleures randonnées de ma vie. Quand on est descendu, on a trouvé un petit village ou j’ai mangé un délicieux gelato. Une journée parfaite, même si j’ai reçu une ampoule.

This slideshow requires JavaScript.

 

  1. Passer une soirée à la Plaine 

La Plaine, c’est un quartier très vivant le jour comme le soir. Pendant la journée, il y a plein de cafés sympas et de friperies pas chers. Le soir, il y a pas mal de restos et de bars sympas, et les bâtiments tout couverts de graffiti créent une atmosphère cool. Il y a aussi beaucoup de théâtres et cinémas: j’ai vu Huis Clos de Sartre dans un tout petit théâtre, et c’était vraiment excellent.

  1. Manger à Zesti Taverna

Je ne veux pas vous donner le grand secret de ce resto, mais de toute cette liste, Zesti est la chose peut-être la plus importante. C’est de la cuisine grec. C’est delicieux. Ce n’est pas trop cher. Ca c’est tout que je vais dire, il faut aller a Marseille pour en découvrir plus. 

Par Bluma Hammerhead, VWPP Printemps 2025

Mon top 5 des moments inoubliables de mon weekend à Genève !

  1. À l’intérieur de la cathédrale Saint-Pierre! 

Notre premier jour, on décide de commencer avec une visite guidée de la vieille-ville. c’était un petit groupe – la guide, moi et deux de mes amis du VWPP qui ont fait ce voyage ensemble, et trois autres personnes. Le highlight de la visite c’était la cathédrale Saint Pierre – la dedans, il y a une petite chambre s’appelle la chapelle des Macchabées dans un style gothique flamboyant, avec toutes des couleurs originales et des vitrines restaurées. 

  1. Le paddle-boating au lac Léman!

C’était en activité gratuite avec nos City Pass de prise un pédalo pour nous-mêmes au lac Léman. J’ai conduit notre petit bateau et mes amis sont responsables de pédaler. Nous avons fait un petit tour au phare et passé au dessous le grand jet d’eau pour toucher la brume. Mais le moment le plus frappant c’était quand on a commencé à retourner à la Promenade du Lac et pour la première fois, nous regardons les grandes montagnes autour de la ville, après la pluie et les nuages de notre premier jour.

  1. La vue d’en haut!

Nous décidons de retourner à la cathédrale après notre tour en pédalo pour monter les tours et profiter d’une perspective différente de la ville – de l’un des lieux le plus haut! On peut voir toute la ville, le lac, les montagnes – nous avons passé plus d’une heure dans les balcons du tour pour apprécier cette perspective unique et regarder le carillon quand il joue de l’heure.

  1. L’expo Musique Mécanique au Musée d’Art et d’Histoire! 

La dernière expo dans ce grand musée était dans une grande salle avec une collection très grande de boîtes à musique – un objet inventé à Genève à la fin du XVIIIe siècle. Il y a quelques boites que l’on peut toucher et utiliser pour écouter ces chansons.

  1.  Mon retour en train! 

Nous sommes arrivés dans la nuit, donc c’était impossible de voir les paysages hors des fenêtres. Mais cette fois, au matin, c’était incroyable. Le train est passé tout près à quelques petits lacs et des villages situés dans les Alpes. On peut voir la neige sur les arbres dans les montagnes, et toutes des grandes faces en pierre.

Par Cas Kauffman, VWPP Printemps 2025

Une Revue des Spectacles de Marionnettes (auxquels j’ai assisté entre Décembre et Mars 2025)

À Paris, grâce à mon amie du premier semestre (shoutout à Ali !), j’ai découvert l’art de la marionnette qui est bien plus célèbre ici qu’aux États-Unis. Depuis décembre, j’ai suivi un cours à la Sorbonne Nouvelle intitulé “ Déménager les Pratiques. Marionnettiser la Scène ” et j’ai profité de l’abondance de spectacles de marionnettes. Voici mes avis résumés sur plusieurs spectacles:

  1. Polichinelle et les extraterrestres. Vu au Théâtre de Marionnettes du Parc Georges Brassens. 15 décembre 2024.

Le plus stéréotypé des spectacles que j’ai vus. L’attention du spectateur était partagée entre le jeu des marionnettes et la performance des très jeunes spectateurs, qui réagissaient avec passion aux singeries du personnage emblématique de l’histoire des marionnettes en France, Polichinelle, et ses compagnons. D’excellents fonds créés par un seul gentil monsieur, qui fait fonctionner le théâtre dans un parc également chouette. 

  1. Un personnage sans histoire. Réalisé par Drolatic Industry. Vu au Mouffetard: Centre National de la Marionnette. 18 décembre 2024.

Mon premier spectacle de marionnettes pour adultes (même si la plupart des spectateurs étaient des élèves en gilets verts fluos). J’étais frappée tout au long du spectacle. Le personnage sans histoire, qui était le personnage principal, bougeait avec tellement d’humanité qu’il ne faisait plus qu’un avec les mains en gants noirs du marionnettiste. À la fin, la marionnette était laissée sur scène sans manipulateur. Il avait l’air de mourir. Il était vraiment sans histoire. 

  1. La Mort Grandiose des Marionnettes. Réalisé par The Old Trout Puppet Workshop. Vu au Théâtre du Rond Point. 8 mars 2025. 

Une multitudes de types de marionnettes que je n’avais jamais imaginée avant. Même le castelet était transformé en marionnette avec une grande langue qui sortait de la scène et des yeux qui apparaissaient sur un écran en dessous. Le spectacle consistait en plusieurs scènes célèbres de l’histoire des marionnettes, en particulier les scènes de morts des marionnettes, accompagnés par des scènes faites pour ce spectacle. Les façons dont une marionnette peut mourir sont illimitées. 

J’étais restée bouche bée devant la mise en scène du suicide de toute une famille, la mort de la dernière baleine, un corps caché qui mourrait dans son sommeil et un bébé devorant une main. J’ai beaucoup ri. 

  1. Min El Djazaïr. Réalisé par Compagnie Hékau. Vu au Mouffetard. 

Le spectacle le plus sérieux que j’ai vu : il touchait aux thèmes de la guerre d’Algérie en suivant la vie de deux sœurs juives dont l’une a lutté pour la libération de l’Algérie et a finalement été expulsée en France avec tous les jeunes juifs d’Algérie à la fin de la guerre. Comme vous le voyez, j’ai appris l’histoire. 

Ce spectacle était aussi unique par son utilisation de projections et d’ombres comme des marionnettes. La technologie m’a fait penser au monde tel qu’il était juste avant l’invention de la télévision et à la façon dont comment les marionnettes peuvent être utilisées pour animer des mondes, qu’ils soient fantastiques ou réalistes. Les transitions d’extinction et d’allumage des projecteurs entre les scènes étaient parfois longues, mais dans l’ensemble, les jolies images m’ont distraite.

J’espère que je vous ai inspiré.e.s à aller voir un spectacle de marionnettes. J’en recommande fortement. Ne manquez pas mes prochaines revues sur:

Cosmogonie Portative au Théâtre aux Main Nues, 28 mars 2025.

Juste Irena au Théâtre Antoine Watteau, 8 avril 2025. 

Par Amelia Larson, VWPP Printemps 2025

Tous les musées que j’ai visités à Paris (et un que je veux essayer)

1. Le musée d’Orsay

Le musée d’Orsay se distingue par une grande collection des tableaux impressionnistes et post-impressionnistes, avec les œuvres de Monet, Van Gogh, Cézanne, et d’autres. J’adore aussi les meubles Art Nouveau, le tableau de Bonnard intitulé Le chat blanc, et le tableau enorme de Bouguereau, Dante et Virgile, dont j’ai attache un photo.

2. Centre Pompidou

J’ai souvent entendu les gens, plutôt les plus âgés, en train de dire que le bâtiment du Centre Pompidou est une horreure. Peut-être oui, peut-être non, mais moi j’aime bien ce monstre étrange et plein de tuyaux. Les tableaux des mouvements d’avant-garde sont aussi à revoir, mais je n’ai pas vraiment aimé la partie contemporaine du musée. Le Pompidou va bientôt fermer pour cinq ans à cause des travaux, donc il faut en profiter maintenant !

3. Musée de la chasse et de la nature

Si vous aimez la taxidermie, vous aimerez ce musée (et sinon, c’est un lieu à fuir.) J’y ai trouvé une tête de sanglier empaillée qui parlait (mais dans une langue, soit le français, soit le sanglier-ais, que je n’ai pas réussi à comprendre). Il y a aussi une salle avec un plafond complètement couvert de chouettes effrayantes… Un musée qui ne ressemble à aucun autre. 

4. Louvre

Le Louvre est le Louvre, qu’est-ce qu’on peut en dire? C’est un musée incroyable, mais aussi incroyablement grand et parfois surchargé. J’ai passé quelques très bonnes heures dans les salles égyptiennes (les photos sont attachées.) 

5. Musée des arts décoratifs

J’ai un petit obsession avec les couverts, les assiettes, les services à thé, etc., et donc j’étais très heureuse au musée des arts décoratifs. Heureusement, j’étais toute seule, car j’ai passé plus de deux heures en regardant l’exposition d’argenterie, et même mes meilleurs amis auraient commencé à souffrir. 

6. Musée Gustave Moreau

Il est facile de passer à côté du musée Gustave Moreau, mais son extérieur peu frappant cache un espace très intéressant. Le bâtiment était la maison de Moreau avant qu’il la convertit en musée. Ses tableaux, que je trouve extrêmement laids, couvrent tous les murs, mais la maison est belle. Le meilleure aspect du musée, c’est qu’on peut voir tous les croquis de Moreau, une opportunité rare et fascinante. 

7. Musée des arts et métiers 

Ma famille d’accueil m’a conseillé de visiter ce musée, et je suis très heureuse d’avoir suivi leur conseil. Le musée est plein d’objets étranges: des métiers à tisser, des machines, des outils mathématiques, des vieux aspirateurs, des miniatures architecturales, des voitures…bref il y a quelque chose pour tout le monde. Mais il n’y a jamais une queue, c’est toujours assez tranquille. C’est vraiment un trésor caché en plein Paris. 

8. Musée Picasso

Beaucoup, presque trop, de Picasso se trouvent au musée Picasso…je crois que j’ai appris que j’aime ma Picasso a petite dose. Mais j’ai bien aimé l’exposition temporaire sur l’art “dégénéré”. S’il fait beau (il a plu le jour de ma visite) le café sur le toit semble très sympa. 

9. Cluny 

J’aime bien l’art du moyen âge et donc j’adore le musée Cluny. On peut y voir les tapisseries de La Dame à la Licorne, qui sont très connues et très belles, mais il y a également des sculptures, des vitraux, et des objets très intéressants (et parfois amusants.) Un de mes musées préférés à Paris !

10. Musée Fragonard 

Ce musée ne se trouve pas à Paris, et je n’y suis pas encore allé, mais j’ai vraiment envie de le visiter. On peut y voir les « écorchés » que Honoré Fragonard à créé pour l’école médicale. Ce sont des corps humains (ou bien animals) momifiés, dont on a enlevé la peau pour voir la musculature. Tout ça semble un peu macabre… Je me demande pourquoi mes amis n’ont pas accepté mon invitation d’y aller.

Par Bluma Hammerhead, VWPP Printemps 2025

La visite à Genève de Julia

Un des endroits que j’ai préférés dans ma visite de Genève était le Temple de Saint-Pierre. Will, Cas, et moi l’avons visité deux fois : une fois pendant une visite guidée de la vieille ville et une fois pour monter dans les deux tours et voir la vue de tout Genève.

Pendant la première visite, on s’est concentré plus sur l’histoire et l’intérieur de la cathédrale. On a commencé dans une pièce toute colorée à côté de la grande salle qui était la partie principale. La guide, Shiva, nous a dit que cette pièce était originalement une chapelle pour venir prier avant la reformation. Cependant, après que Jean Calvin a pris contrôle de la cathédrale, il a interdit l’acte de prier, donc la chapelle est devenue une salle de stockage. Elle nous a aussi dit que les couleurs étaient une restauration des couleurs de l’avant reformation. Calvin a déclaré que les couleurs et toutes les choses opulentes comme les peintures détournait leur attention de Dieu, et donc on a soigneusement gratté les couleurs des murs (apparemment cela a pris des ans à faire, et il y avait même une section de la grande salle avec des couleurs qui restent parce qu’ils n’ont pas réussi à finir leur effacement).

Pendant la deuxième visite, on s’est concentré sur les aspects esthétiques et géographiques de Genève. Quand je visite une nouvelle ville, il me faut absolument la voir d’en haut. Cette vue donne un sens global du caractère de la ville : quelle est sa taille ? Quels sont les grands monuments et bâtiments ? Est-ce qu’il y a des aspects naturels comme les rivières ou l’océan qui ont influencé la structure de la ville ? Est-ce qu’on peut voir les différences entre les quartiers? Quand je suis montée en haut des tours du Temple de Saint-Pierre, j’ai aperçu que Genève était une ville assez petite en comparaison avec Paris et bâtie dans une vallée, entourée par les Alpes. Avec les montagnes d’un côté et la mer de l’autre, la taille de la ville est limitée par l’environnement. Cependant, cela a dû rendre la ville plus facile à défendre quand elle était une cité-État avant qu’elle ait rejoint la Suisse. Les bâtiments de Genève sont aussi de la plupart uniforme dans leur hauteur et style, ce qui m’a fait pensé qu’il y a des lois strictes qui gouvernent ces aspects quand on demande à construire quelque chose de nouveau. Les deux monuments qui sont plus hauts des autres bâtiments que j’ai vus étaient le jet d’eau et la cathédrale où on était.

Voici des photos de différentes sections de la cathédrale et de la vue des tours : qu’en pensez-vous ?

Par Julia Fedoruk, VWPP Printemps 2025