Dans la chambre où je loge de ma famille d’accueil, j’ai une grande fenêtre. Elle s’étend du sol au plafond. Elle est plutôt comme une porte vitrée qu’une fenêtre. Il y a un balcon de l’autre côté de la fenêtre qui longe le côté de l’appartement. Mon hôte a la main verte, alors il y a beaucoup de plantes, comme le bambou, les lilas, le géranium, et les roses. Je vois les petites fleurs de géranium maintenant pendant que j’écris. J’adore cette fenêtre.
Chaque matin, ma chambre est baignée de lumière, même si les nuages recouvrent le ciel, même s’il pleut. Je tourne ma tête vers la fenêtre, et les plantes du balcon m’accueillent. C’est toujours une source de motivation pour me lever et commencer ma journée.

Dans l’après-midi, le soleil pénètre par la fenêtre. La pièce se réchauffe et toutes les couleurs deviennent plus vives. Les plantes deviennent plus vertes, mon bureau plus orange, mon lit plus bleu. C’est comme un arc-de-ciel qui entre par la fenêtre et traverse la chambre. Dehors, par la fenêtre, je vois les toits des appartements de Paris illuminés, la montgolfière du Parc André Citroën dans le ciel, les enfants de l’école primaire qui jouent et crient dans la cour. Dans le bâtiment en face du mien, je vois, par leur fenêtres, les voisins dans leurs appartements, vaquant à leurs occupations quotidiennes. C’est un panorama que je peux regarder pendant des heures.
Mais ce que je préfère, c’est regarder par la fenêtre au coucher du soleil. Le ciel se pare d’une multitude de couleurs, souvent orange, rose, jaune, rouge, violet. La lumière éclaire le bâtiment voisin, le faisant briller d’une lueur orange. Les nuages s’étendent dans le ciel, avançant lentement tandis que leur couleurs changent progressivement. Chaque fois, le coucher de soleil est différent, et chaque fois, il est beau. Et quand le soleil se couche, le ciel est d’un bleu vif et profond qu’on ne trouve qu’à Paris, à mon avis. La nuit tombe.


Et puis, on reçoit une petit surprise ! Je dis toujours que je peux voir la Tour Eiffel depuis ma fenêtre. Ce n’est pas exactement vrai, mais ce n’est pas un mensonge non plus. Quand il fait nuit, je peux voir la réflection de la Tour allumée dans les fenêtres du batiment d’en face. À chaque heure pile, la Tour scintille, et je regarde le spectacle depuis le confort de ma chambre, grâce à ma fenêtre.
Par Theodora FORT, VWPP Printemps 2026
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